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"Imposer le modèle soviétique en Europe n'était pas une bonne chose"

Update 

Le président russe Vladimir Poutine a reconnu jeudi qu'imposer "par la force" le modèle soviétique en Europe de l'est après la fin de la Seconde guerre mondiale "n'était pas une bonne chose", lors d'une séance télévisée annuelle de questions-réponses.

"Après la Seconde guerre mondiale nous avons essayé d'imposer notre propre modèle aux pays de l'Europe de l'est, et nous l'avons fait par la force", a dit le président russe, admettant que ce "n'était pas une bonne chose". "Il faut le reconnaître", a-t-il ajouté.

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Le Mistral? "Sans importance"...
La décision de la France de suspendre la livraison des navires de guerre Mistral en raison de la crise ukrainienne est "sans importance" pour la Russie, le contrat visant avant tout à soutenir les chantiers navals français, a assuré jeudi le président russe Vladimir Poutine.

"Mauvais signe"
"Le refus de livrer les navires conformément au contrat est un mauvais signe bien sûr, mais du point de vue du soutien de nos capacités de défense, je vais vous le dire franchement, c'est sans importance", a-t-il déclaré lors de sa séance annuelle de questions réponses avec les Russes à la télévision. "A l'époque, nous avions conclu ce contrat avant tout pour soutenir nos partenaires et assurer une charge de travail pour leurs chantiers navals, mais nous prévoyions de les utiliser en Extrême Orient, ce n'est pas critique", a-t-il ajouté.

1,2 milliard d'euros
La vente à la Russie de deux Mistral, conclue en juin 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, avait été évaluée à environ 1,2 milliard d'euros. Paris a annoncé fin novembre le report "jusqu'à nouvel ordre" de la livraison du premier de ces bâtiments de projection et de commandement (BPC) construits à Saint-Nazaire (ouest), le Vladivostok, compte tenu du rôle de la Russie dans le conflit en Ukraine. La France a depuis lors répété que les conditions de la livraison n'étaient "toujours pas réunies" et Moscou a menacé à plusieurs reprises de lancer des procédures devant des cours d'arbitrage international.

Moscou attend un remboursement
"Je pars du principe que les autorités françaises, les Français étant des gens corrects, nous rendrons l'argent. Nous n'avons pas l'intention d'exiger des pénalités excessives, mais il faut que les pertes que nous avons subies soient remboursées", a poursuivi le président russe. Pour M. Poutine, cette décision "remet en cause la fiabilité" des pays de l'Otan. "Nous en tiendrons compte à l'avenir pour notre coopération future".