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Interpellations et démissions en Russie après la mort du PDG de Total

Les premières démissions au sein de la direction de l'aéroport Vnoukovo, près de Moscou, ont été annoncées jeudi avec le départ du directeur général Andreï Diakov, en poste depuis 2005, et de son adjoint Sergueï Solntsev, deux jours après le crash meurtrier de l'avion du patron de Total. Les enquêteurs avaient dénoncé mardi la "négligence criminelle" de la direction de l'aéroport.

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Vladimir Martynenko, le conducteur du chasse-neige. © epa
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Alexander Karabanov, l'avocat du conducteur du chasse-neige. © reuters

Par ailleurs, quatre employés de plus de Vnoukovo ont été interpellés par les autorités russes. Le chef des nettoyeurs de pistes, le responsable du contrôle des vols, l'aiguilleur du ciel "stagiaire" qui contrôlait le décollage de l'avion de Total et son supérieur qui la supervisait, ont été placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête, a précisé jeudi le Comité d'enquête russe.

Le conducteur du chasse-neige impliqué dans la collision avec l'avion de M. de Margerie, Vladimir Martynenko, a pour sa part été conduit au tribunal jeudi, où il doit comparaître devant le juge. M. Martynenko, 60 ans, est accusé par les enquêteurs d'avoir été en état ébriété au moment de l'accident, ce que dément son avocat en invoquant ses problèmes cardiaques.

Du côté de l'enquête, les experts russes secondés par leurs homologues français du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), continuent l'analyse des données contenues dans les "boîtes noires" de l'avion de Total, qui doivent aider à éclaircir les circonstances de l'accident.

Concernant les conditions de travail dans les aéroports de Russie, le quotidien Vedomosti rapporte jeudi que la compagnie aérienne russe Iamal a publié sur son site internet avant de le retirer un communiqué où elle dénonce des "menaces répétées de collision" de ses appareils dans les aéroports de Russie depuis plusieurs années.

Selon ce communiqué cité par Vedomosti, Iamal a averti les autorités russes à plusieurs reprises de ces risques, mais ses plaintes ont été ignorées.