Plein écran
Nick Conrad. © afp

"J'ai brûlé la France": le rappeur Nick Conrad au centre
d'une nouvelle polémique

Le rappeur français Nick Conrad, condamné en mars dernier pour son clip “Pendez les Blancs”, est au centre d’une nouvelle polémique depuis la mise en ligne vendredi d’un nouveau morceau sur YouTube intitulé “Doux Pays” dans lequel il dit avoir “brûlé la France” et qu’il va la “baiser jusqu’à l’agonie”. 

“Cet Hexagone, j’l’encule sa grand-mère”, “J’ai posé une bombe sous son Panthéon”, “Que dit l’autre con de Charles Trenet. N’a jamais été doux, le pays”, énonce également le rappeur controversé. “Le mot France est à considérer ici comme mentalité française, médias, etc. qui se sont arrogés le droit de qualifier Nick Conrad en des termes inexactes (sic), plutôt que d’ouvrir le débat épineux. C’est donc sur eux que se tournent ces mots mais en aucun cas sur les Français.es. qui subissent malgré eux.elles l’influence des médias & des leaders d’opinions mensongers”, peut-on lire à la fin de la vidéo, un texte signé par l’artiste qui se définit comme un “homme libre”. 

Ces explications n’ont pas empêché plusieurs responsables politiques de droite de réagir aux paroles provocatrices du rappeur, comme François-Xavier Bellamy, tête de liste Les Républicains aux élections européennes, Eric Ciotti, LR également , ou encore Nicolas Dupont-Aignan, de Debout La France.

Le 19 mars dernier, le rappeur avait été condamné à une amende de 5.000 euros avec sursis pour son clip ultra-violent “Pendez les Blancs”, qui l’avait propulsé hors de l’anonymat. Le tribunal correctionnel de Paris l’avait jugé coupable de provocation au crime pour ce clip qui le met notamment en scène enfonçant un revolver dans la bouche d’un blanc, lui tirant dessus ou lui écrasant la tête sur un trottoir. En septembre 2018, sa diffusion sous l’acronyme “PLB” avait enflammé les réseaux sociaux et suscité de nombreuses condamnations au sein du gouvernement et dans la classe politique.