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Kim Jong-un véritable star dans son pays

La star, en Corée du Nord, c'est lui. Kim Jong-un. Le jeune dirigeant a provoqué une hystérie collective en rendant une visite aux troupes armées sur l'île de Mu, théâtre de confrontations meurtrières entre les deux Corées en 2010. Par ailleurs, face aux nouvelles sanctions onusiennes, Pyongyang montre les dents.

Arrivé dans une petit embarcation, le jeune leader communiste a été  accueilli tel le messie par des dizaines d'hommes et de femmes. Cris de joie, bras levés au ciel, les militaires se sont massés autour de leur chef. Des scènes de joie collective, sur une musique héroïque, subtilement orchestrées et diffusées par la télévision d'Etat, apportant la preuve de la dévotion et du culte de tout un peuple à l'égard de son leader naturel.

Outre les militaires, Kim Jong-Un a salué une petite fille et couvert de cadeaux un autre enfant, a visité ce qui s'apparente à une base militaire avant de repartir, escorté par une foule en liesse qui n'a pas hésité à se mouiller pour l'occasion.

Programme nucléaire renforcé
Quelques heures à peine après les nouvelles sanctions des Nations Unies suite aux menaces d'attaques nucléaires, le régime de Pyongyang s'offre une sortie médiatique pour le moins saisissante. À ce titre, la Corée du Nord a déclaré samedi que les nouvelles sanctions décrétées par le Conseil de sécurité de l'ONU ne feront que renforcer son programme nucléaire et son programme de missiles, laissant entendre d'autres essais nucléaires à venir.

Le ministère des Affaires étrangères nord-coréen, dans un communiqué diffusé par l'agence de presse officielle KCNA, indique que le Nord montrera bientôt au monde comment "la manipulation" américaine exercée auprès du Conseil de sécurité "a renforcé" le statut permanent de Pyongyang en tant que puissance nucléaire. Les dernières sanctions de l'ONU, au lieu d"affaiblir les moyens de dissuasion nucléaire de la Corée du Nord augmenteront ses capacités "un millier de fois", poursuit le communiqué.

Inquiétudes
La série de sanctions "concoctées" par l'ONU depuis ces huit dernières années n'ont eu comme résultat en Corée du Nord que "de renforcer ses moyens de dissuasion en qualité et en quantité", ajoute le communiqué. La Corée du Nord a annoncé vendredi qu'elle abrogeait les accords de non-agression avec la Corée du Sud et qu'elle coupait le téléphone rouge mis en place entre les deux pays, quelques heures après de nouvelles sanctions décrétées par le Conseil de sécurité de l'ONU contre Pyongyang.

La Corée du Nord, qui revendique son statut de puissance nucléaire, est soupçonnée de détenir plusieurs bombes nucléaires et de procéder à des essais atomiques afin de parvenir à les miniaturiser. Des manoeuvres américano-sud-coréennes à grande échelle, qui devraient débuter la semaine prochaine, alimentent l'inquiétude sur les risques d'un incident frontalier qui pourrait avoir de sérieuses conséquences.