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Hillary Clinton. © AFP

L’administration Trump relance l'enquête sur les emails d'Hillary Clinton

L'administration républicaine de Donald Trump a relancé l'épineuse enquête sur les emails d'Hillary Clinton, qui avait empoisonné la campagne de la candidate démocrate lors de la présidentielle de 2016, a révélé le Washington Post.

Hillary Clinton avait alors été accusée d'avoir utilisé un serveur de messagerie privé lorsqu'elle était secrétaire d'Etat (entre 2009 et 2013), à la place du serveur gouvernemental sécurisé à travers lequel elle aurait dû envoyer tous ses courriels.

Quelques jours avant l'élection, le FBI avait décidé de ne pas poursuivre l'épouse de l'ancien président Bill Clinton, même si son directeur de l'époque James Comey avait souligné qu'elle avait fait preuve d'une "négligence extrême".

Le républicain Donald Trump s'en était servi comme un argument de poids lors de sa campagne, accusant la démocrate de malhonnêteté. Hillary Clinton a assuré que cette enquête était l'une des principales raisons de sa défaite en 2016.

Selon le Washington Post samedi, qui cite plusieurs responsables sous couvert d'anonymat, l'enquête a été lancée en début d'année 2018, avant d'être progressivement abandonnée, puis relancée en août 2019.

Emails classés secrets

Les enquêteurs du département d'État ont contacté 130 employés, anciens ou actuels, de leur ministère, au sujet d'anciens emails, qui ont été classés secrets de manière rétroactive et avaient fini, à l'époque, par se retrouver dans la boite mail d'Hillary Clinton.

La relance de l'enquête "n'a rien à voir avec qui est à la Maison Blanche", a assuré un responsable du département d'État. "C'est juste le temps que ça prend de parcourir des millions d'emails, à peu près 3 ans et demi".

“Maintenir le problème en vie”

Mais un ancien responsable de l'administration américaine a estimé pour sa part qu'il s'agissait d'une manière pour les républicains de "maintenir en vie le problème des emails de Clinton", à l'approche de l'élection présidentielle de 2020, alors que Donald Trump est menacé par une procédure de destitution ("impeachment") au Congrès.

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Donald Trump. © AFP