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L'armée française se prépare à sécuriser Kidal

Les forces françaises "sont à Kidal et tiennent l'aéroport", en attendant de pouvoir "sécuriser" cette ville du nord-est du Mali avec "d'autres forces africaines", a indiqué jeudi le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

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"Les forces françaises sont à Kidal et tiennent l'aéroport. En attendant que, elles et d'autres forces africaines puissent sécuriser la ville", a-t-il déclaré sur France Inter.

Interrogé sur la position des troupes françaises qui étaient bloquées mercredi à l'aéroport de Kidal par une tempête de sable, M. Le Drian a souligné qu'"elles ne sont pas ensablées".

"Les troupes françaises sont vivaces sur l'aéroport qui a été pris il y a un peu plus d'une journée", a-t-il souligné. "Les conditions météorologiques font que le complément des forces mettra un peu plus de temps à arriver, mais cela fait partie des risques du désert", a-t-il dit.

Interrogé sur une éventuelle avancée des forces françaises "au delà de Kidal" pour repousser les combattants islamistes, le ministre s'est refusé à toute précision.

"La mission des forces françaises n'a pas changé : contribuer à restaurer l'intégrité et la souveraineté du Mali, c'est-à-dire sur l'ensemble de son territoire. Mais contribuer, pas seule, avec les forces maliennes et africaines", a-t-il déclaré.

Pas d'offensive terrestre ? "On verra", a-t-il simplement répondu. Selon le ministre, "les jihadistes ont subi de lourdes pertes" depuis le début de l'opération militaire française, le 11 janvier.

"Il y a eu des frappes très nombreuses qui ont touché du matériel et des hommes. Donc, les jihadistes se sont dispersés, parce que certains étaient venus là pour un moment d'aventure militaire et sont rentrés chez eux, ou alors ils essayent de passer les frontières, ce qui leur sera de plus en plus difficile", a-t-il expliqué.

"Ou alors ils se replient dans l'Adrar des Ifoghas (nord-est) et il y a là un repli tactique qui ne doit pas nous leurrer", a ajouté le ministre. Selon Jean-Yves Le Drian, "on arrive a un point de changement dans l'intervention française", mais celle-ci "a réussi".

"Le président de la République avait souhaité : Premièrement que l'on stoppe l'offensive des jihadistes vers le sud, ça a été fait tout de suite.

Deuxièmement, il avait expliqué qu'il fallait que l'on accompagne les Maliens et les forces africaines lorsqu'elles seraient constituées dans la reprise de l'autonomie et de l'intégrité du territoire malien, c'est en cours", a-t-il fait valoir.

"Troisièmement, nous y sommes, faire en sorte que, à la fois la réconciliation nationale puisse se mettre en place au Mali et que les conditions soient réunies pour que la force africaine et les éléments européens puissent contribuer à la sécurité à moyen terme de ce territoire", a poursuivi le ministre.

"Ca ne veut pas dire, a-t-il souligné, que les risques militaires et que les combats sont terminés".

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