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Bachar al-Assad et le général Ali Abdallah Ayyoub, le nouveau chef d'Etat-major de l'armée syrienne © epa

L'armée syrienne aurait repris le contrôle de Damas

L'armée syrienne semble avoir repris lundi le contrôle de la plus grande partie de Damas, à l'issue d'une semaine de violents combats, les rebelles se cantonnant désormais à une stratégie de harcèlement, a-t-on appris du côté des opposants de l'intérieur et des autorités.

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"Malheureusement, l'armée du régime a repris le contrôle de la quasi-totalité de la capitale, il y a encore des accrochages à Qadam (sud) et Daraya (banlieue sud de Damas)", a affirmé un militant. "Il reste encore des membres de l'Armée syrienne libre (ASL), mais ils se cachent désormais", a-t-il ajouté. L'ASL est principalement formée de déserteurs.

Selon une autre militante, qui habite Mazzé (ouest), il y a toujours des survols du quartier par des hélicoptères. "L'armée est présente dans toute la capitale, mais cela ne veut pas dire qu'elle contrôle la ville car l'ASL attaque les soldats", a-t-elle dit, en allusion à une stratégie de guérilla. Une source de sécurité syrienne a confirmé la reprise de la capitale. "Le contrôle par l'armée est achevé mais maintenant il s'agit surtout de perquisitions, notamment à Kfar Soussé, à la recherches de terroristes cachés".

Selon Rami Abdel Rahmane, président l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), "les troupes régulières ont pris le contrôle de certaines régions mais dans d'autres secteurs les rebelles sont encore présents". Il est impossible de confirmer ces informations en raison de la limitation du mouvement des journalistes.

L'Irak respecte la souveraineté de Damas
L'Irak a rejeté lundi la proposition de la Ligue arabe d'un "départ négocié" du président syrien Bachar al-Assad, estimant "inconvenant d'empiéter" sur la souveraineté de Damas.

L'appel lancé par la Ligue arabe d'un départ négocié de M. Assad et de sa famille "est inconvenant car il empiète sur la souveraineté d'un pays étranger", a déclaré le ministre adjoint des Affaires étrangères irakien Labid Abbaoui.

Dans leur communiqué final publié à Doha dans la nuit de dimanche à lundi, les ministres des Affaires étrangères des pays de la Ligue ont appelé M. Assad à "renoncer au pouvoir", l'assurant que "la Ligue arabe contribuera à lui assurer, (de même qu') à sa famille, une sortie sûre".

La Syrie, par la voix du porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères, Jihad Makdessi, a aussi rejeté cette proposition.

"Nous sommes désolés que la Ligue arabe se soit abaissée à ce niveau immoral envers un pays membre de cette institution. Cette décision revient au peuple syrien qui est le seul maître de son sort", a dit le porte-parole, fustigeant une "ingérence flagrante" dans ses affaires intérieures.