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L'enfant-tueur du petit James Bulger libéré de prison

Jon Venables, l'un des deux enfants meurtriers de James Bulger (2 ans) est à nouveau un homme libre, révèle la BBC mardi. Âgé de 31 ans aujourd'hui, l'homme avait écopé en 1993 de huit ans de prison pour le meurtre de James Bulger. Il avait ensuite été libéré sur parole en 2001 puis avait réintégré la prison en 2010 pour consultation d'images pédopornographiques. Une nouvelle libération sur parole lui a été accordée en juillet dernier et a pris effet cette semaine.

Jon Venables, co-auteur avec son camarade Robert Thompson du meurtre d'un enfant de deux ans en 1993, est une nouvelle fois libre. L'homme de 31 ans aujourd'hui a enchaîné les méfaits et séjours en prison depuis le crime qui avait fait frémir la Grande-Bretagne il y a 20 ans. Jon Venables et Robert Thompson avaient en effet, du haut de leurs dix ans, attiré le petit James Bulger hors d'un centre commercial de Bootle vers des voies ferrées et l'y avaient battu à mort à coups de briques et de barres de fer.

Délits à la chaîne
Incarcéré huit ans dans un centre de détention pour mineurs jusqu'en 2001, il avait bénéficié d'une nouvelle identité pour un nouveau départ dans la vie. Peu après, il avait été arrêté et il était apparu que l'homme avait collectionné les délits et violé les termes de sa libération conditionnelle. Il s'était rendu à Merseyside, avait des problèmes d'alcool, des liens avec des trafics de drogues, avait un comportement asocial et avait révélé sa véritable identité à quelques nouveaux amis. En 2010, l'individu écopait d'une nouvelle peine de deux ans de prison, cette fois pour téléchargement et distribution de matériel pédo-pornographique.

Dangerosité
Informée lundi de la libération du bourreau de son fils, Denise Fergus a prévenu les médias britanniques de sa dangerosité. "On m'a fait savoir les termes de sa nouvelle libération conditionnelle, lesquels prévoient notamment qu'il n'a pas le droit de mettre un pied dans le comté de Merseyside. Mais le service de probation n'a pas su le contrôler convenablement la dernière fois, donc je n'ai pas d'espoir qu'ils en aient la compétence aujourd'hui. Ils auraient dû le garder enfermé encore longtemps", déclare-t-elle.

Une énième nouvelle identité
L'avocat du père de James Bulger s'est dit inquiet que Jon Venables s'en prenne à nouveau à des innocents. Pourtant, la justice britannique a estimé qu'il était à même de réintégrer la société et a accordé la libération conditionnelle, ainsi qu'une nouvelle identité (sans doute la cinquième), au criminel. Le porte-parole du ministre de la justice a précisé qu'une telle libération avait lieu uniquement lorsque les autorités judiciaires sont persuadées que les meurtriers seront parfaitement encadrés et surveillés à leur sortie de prison.

"Contrôles stricts"
"Ils sont en conditionnelle à vie, et ils peuvent retourner derrière les barreaux à tout moment s'ils portent préjudice aux termes de leur libération. En plus, ils sont sujets à des contrôles stricts et à des restrictions aussi longtemps qu'un risque demeure".

Mesures pour prédateurs sexuels jusqu'en 2015
En 2010, Jon Venables est également tombé sous le coup de mesures infligées aux prédateurs sexuels. Il a été interdit pour cinq ans de toute utilisation ou acquisition d'ordinateur, d'accès à toute forme de réseau social ou site de discussion instantanée ainsi que de tout partage de documents numériques ou d'usage de logiciel de type peer-to-peer. Il doit se signaler à la police pendant dix ans et ne pourra en aucun cas être en contact avec des enfants, même dans le cadre de son travail.