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De gauche à droite: le Premier ministre tchèque Bohuslav Sobotka, le Premier ministre slovaque Robert Fico, le Premier ministre hongrois Viktor Orban et le ministre polonais de la Défense Tomasz Siemoniak © epa

L'Europe centrale contre les quotas obligatoires

Les pays du Groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, Slovaquie, République tchèque) ont réaffirmé mercredi leur droit de fixer eux-mêmes le nombre de migrants à accueillir, et leur refus des quotas que l'UE envisage de repartir entre ses pays membres.

"Le principe du volontariat est une claire priorité" de ces quatre pays, souligne une déclaration conjointe des Premiers ministres du Groupe de Visegrad, publiée à Prague. "Les mesures de réinstallation doivent être prises sur une base volontaire, dans le respect des spécificités et des possibilités des Etats membres", indique aussi le texte.

"Inacceptable"
Pour ces quatre pays d'Europe centrale, "toute demande de quotas obligatoires est inacceptable". Le texte exprime cependant une "solidarité envers les pays de l'UE qui sont les plus exposés aux pressions migratoires".

"Réaction immédiate"
Appelant à une solution "plus systématique" et "géographiquement plus équilibrée" à la crise de la migration, les quatre pays ont mis en exergue la nécessité d'une "réaction immédiate" à la situation actuelle. "Tous les pays membres (de l'UE) devraient prendre part à l'apaisement de la situation critique aux frontières extérieure de l'UE", selon la déclaration.

Base volontaire
La Pologne, la République tchèque et la Slovaquie ont déjà exprimé leur volonté d'accepter les migrants, mais sur une base volontaire et non selon des quotas obligatoires.

Hongrie
A Budapest, le pouvoir conservateur est revenu mercredi sur la suspension, annoncée la veille, d'un règlement européen clé sur les demandes d'asile. Selon les chiffres officiels, la police hongroise a interpellé plus de 60.000 migrants illégaux entre le 1er janvier et le 22 juin. Presque toutes ces personnes, arrivant pour la plupart de Syrie, d'Irak et d'Afghanistan, mais aussi du Kosovo, ont été arrêtées à la frontière hungaro-serbe.