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L'Europe prévient déjà le prochain Premier ministre britannique: le Brexit n’est pas renégociable

Mise à jourL’UE a une nouvelle fois prévenu, à l’intention du futur Premier ministre britannique, que l’accord sur le Brexit ne pourrait pas être changé, à l’issue d’un sommet à 27 vendredi à Bruxelles.

“Nous sommes ouverts à des discussions en ce qui concerne la future relation entre le Royaume-Uni et l’UE si la position du Royaume-Uni devait évoluer, mais l’accord de retrait n’est pas ouvert à la renégociation”, a déclaré le président du Conseil européen Donald Tusk lors d’une conférence de presse.

L’Europe dans l’attente

La discussion sur le Brexit entre les 27, réunis vendredi sans la Première ministre britannique sur le départ Theresa May, n’a duré qu’une dizaine de minutes, selon une source européenne. “Nous attendons la nomination du nouveau Premier ministre britannique”, a ajouté M. Tusk. “Nous attendons ensuite les décisions, les nouvelles propositions du gouvernement britannique. Mais notre position reste inchangée”, a-t-il insisté.

“Le Brexit sera peut-être encore plus encore excitant qu’auparavant parce qu’il y aura de nouveaux visages à Londres, mais en ce qui nous concerne, rien n’a changé”, a poursuivi M. Tusk. 

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Réaction d’Angela Merkel

“Nous avons souligné qu’une fois le nouveau Premier ministre britannique élu, nous voulons maintenir une bonne coopération, nous allons encore une fois entrer dans des discussions, mais nous avons encore souligné que selon nous l’accord a été négocié”, a rapporté de son côté la chancelière allemande Angela Merkel.

Le parti conservateur est en pleine procédure d’élection de son nouveau chef, qui deviendra le prochain Premier ministre du Royaume-Uni. 

La Banque d’Angleterre contredit Boris Johnson

Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, a assuré qu’un Brexit sans accord entraînerait des droits de douane entre le Royaume-Uni et l’UE, contredisant le favori au poste de Premier ministre britannique Boris Johnson. 

“Il n’y aura pas de droits de douane”

Lors d’un débat entre les candidats conservateurs au remplacement de Theresa May organisé plus tôt cette semaine sur la BBC, Boris Johnson a assuré qu’un départ de l’UE le 31 octobre, même sans accord, n’entraînerait pas de nouveaux droits de douane dans l’immédiat. “Il n’y aura pas de droits de douane ; il n’y aura pas de quotas parce que ce que nous voulons c’est obtenir un gel des arrangements actuels sous le système GATT 24 (...) jusqu’à ce que nous ayons négocié un accord de libre-échange”, a expliqué M. Johnson.

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Boris Johnson, probable prochain Premier ministre britannique © EPA

GATT 24

Le GATT 24 est un article du GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce), l’ancêtre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Des partisans d’un départ britannique de l’UE sans accord assurent que cet article permettrait au Royaume-Uni de conserver les conditions actuelles du commerce sans entrave avec le continent pendant dix ans, le temps que les deux parties s’entendent sur un accord commercial.

“Les règles sont claires”

Mais le banquier central Mark Carney s’est vigoureusement opposé à ces dires lors d’une interview diffusée vendredi par la BBC. “Les règles du GATT sont claires, le ministre au Commerce international Liam Fox a témoigné sur le sujet au Parlement et j’en ai moi-même parlé au directeur général de l’OMC. GATT 24 s’applique si vous avez un accord, pas si vous décidez de ne pas avoir d’accord ou si vous ne parvenez pas à conclure un accord”, a souligné M. Carney. “On doit être clair sur le fait que ne pas avoir d’accord avec l’Union européenne entraînerait des droits de douane, automatiquement, parce que les Européens seraient obligés de nous appliquer les règles qu’ils appliquent à tous les autres”, a ajouté le gouverneur de la Banque d’Angleterre.

“Finale” Johnson - Hunt

Ancien ministre des Affaires étrangères de la Première ministre Theresa May qui va prochainement quitter son poste, Boris Johnson va affronter l’actuel chef de la diplomatie britannique, Jeremy Hunt, en finale d’une compétition interne au parti conservateur pour désigner le prochain chef du gouvernement. Grand favori pour entrer au 10, Downing Street, M. Johnson veut que le Royaume-Uni quitte l’UE le 31 octobre, que les deux parties soient parvenues ou non à un accord sur les conditions du divorce.

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Jeremy Hunt et Boris Johnson © AP