L'excision en diminution en Afrique

L'excision chez les femmes âgées entre 15 et 49 ans en Afrique est en diminution, s'est réjoui jeudi Ivan Hermans, le directeur adjoint du bureau du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) à Bruxelles, au cours d'une conférence de presse pour le lancement d'une pétition pour l'adoption d'une résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) interdisant les mutations génitales féminines (MGF) dans le monde.

Au Kenya, entre 2003 et 2008-2009, une diminution de 15,8% des MGF auprès des femmes âgées entre 15 et 49 ans a été constatée.

Le Sénégal a quant à lui enregistré une baisse de 8,9% entre 2005 et 2010. L'Éthiopie et le Mali ont connu tous deux une diminution de 7%, entre respectivement 2000 et 2005, et 2001 et 2006. Entre 2000 et 2008, le pourcentage des jeunes filles excisées en Égypte a baissé de 6,4%. L'Erythrée a de son côté connu un recul de 6,1% entre 1995 et 2002. Le pourcentage de femmes excisées au Burkina Faso a régressé de 5,4% entre 2003 et 2006. En Guinée, il a également reculé de 3% entre 1999 et 2005.

La Mauritanie est le seul pays africain qui a connu une hausse des femmes excisées âgées entre 15 et 49 ans, enregistrant une augmentation de 1,3% entre 2000-2001 et 2007.

Près de trois millions de jeunes filles et de femmes sont chaque année victimes des MGF. Dans le monde, 130 millions de femmes ont subi des mutilations sexuelles.