L'homme qui a insulté Finkielkraut arrêté

UpdateLe principal suspect des injures lancées samedi au philosophe Alain Finkielkraut en marge d'un rassemblement des gilets jaunes, a été interpellé, confirme le parquet de Paris après les informations publiées par le Parisien. L'homme est connu des renseignements français pour avoir gravité autour du mouvement salafiste.

Le suspect principal s'appelle Benjamin W. Il est en garde à vue depuis hier soir et est interrogé par la Brigade de Répression de la Délinquance à la Personne après s'être rendu spontanément à la convocation de la police. Il s'agit d'un vendeur de GSM résidant à Mulhouse et qui répond aux surnoms de "Souleyman" et "Slim" dans son milieu. L'homme de 36 ans est dans les fichiers des renseignements français depuis 2014 pour son implication dans la mouvance radicale islamiste mais n'est pas fiché pour risque terroriste. C'est comme cela qu'il a été reconnu par les services compétents.

Samedi 17 février, à Montparnasse, l'homme barbu avait eu des mots terribles envers le philosophe de confession juive: "Espèce de raciste. Tu es haineux. Tu vas mourir, et tu vas aller en enfer", avait-il notamment crié. "Barre toi, sale sioniste de merde!", "grosse merde", "nous sommes le peuple", "la France elle est à nous": voilà une partie des autres violentes injures lancées samedi par ce "gilet jaune" et bien d'autres contre le philosophe Alain Finkielkraut et qui ont suscité ce week-end une vague de condamnations, avant des rassemblements mardi contre l'antisémitisme à l'appel de 14 partis politiques.

Une enquête préliminaire avait été ouverte dimanche pour "injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion". L'académicien n'a lui par porté plainte.