Plein écran
© reuters

La Chine dénonce la visite du dalaï lama au Parlement européen

La Chine a condamné lundi la visite du dalaï lama au parlement européen la semaine dernière, mettant en garde contre une détérioration des relations entre Pékin et Bruxelles.

"La Chine s'oppose fermement aux actes répréhensibles du Parlement européen", a déclaré Lu Kang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, lors d'un point presse régulier.

"Que l'on ne s'attende pas à ce que nous restions sans réagir", a-t-il souligné.

Le chef spirituel tibétain est accusé par la Chine de vouloir l'indépendance du Tibet, une accusation qu'il réfute systématiquement.

"Les relations entre la Chine et l'UE entrent dans une phase de développement rapide et la communication entre les deux parlements suit également un bon rythme de développement", selon le porte-parole.

"Une position répréhensible"
"Mais dans ce cas précis les responsables du Parlement européen ont obstinément voulu n'en faire qu'à leur tête en maintenant une position répréhensible qui nuit aux intérêts de la Chine et sape les fondements politiques des échanges parlementaires bilatéraux", a expliqué Lu Kang.

S'adressant jeudi à la commission des Affaires étrangères du parlement de Strasbourg, le dalaï lama avait appelé l'UE à "aider l'avenir de la Chine en faisant une critique constructive, parfois nécessaire, à un moment où les dirigeants chinois, même partisans de la ligne dure, sont confrontés à une sorte de dilemme sur la façon de traiter" la question du Tibet.

"Les Chinois devraient enfin comprendre que le problème doit être réglé de façon raisonnable, car il ne va pas disparaître", avait-il encore dit.

Le président de la Commission des Affaires étrangères, Elmar Brok, avait souligné à cette occasion "les pressions qui ont été exercées pour annuler cette réunion" et insisté sur le fait que "le Parlement européen a le droit de rencontrer qui il veut".

Le dalaï lama n'a rencontré la semaine dernière aucun responsable gouvernemental durant sa visite en France, la première depuis cinq ans.

  1. Élections européennes: le Rassemblement National de Marine Le Pen annoncé en tête en France
    européennes

    Élections européen­nes: le Rassemble­ment National de Marine Le Pen annoncé en tête en France

    En France, le Rassemblement National de Marine Le Pen avec pour tête de liste Jordan Bardella arrive en tête des élections européennes, avec 23% à 24,2% des voix, devant La République en Marche du président Emmanuel Macron, 21,9% à 22,5%, selon les estimations de quatre instituts dimanche soir. La liste Jadot (écologiste-EELV) crée la surprise en 3e position avec entre 12,5 et 13% des voix. Les Républicains obtiennent entre 8 et 9%. Les PS/Place publique et LFI sont au coude-à-coude entre 6,2% et 7%. Les autres listes n’obtiendraient pas d’élus.