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La Chine pas complice des crimes de la Corée du Nord

La Chine a rejeté mardi les affirmations d'une commission d'enquête des Nations unies, selon laquelle des officiels chinois avaient pu se rendre complices de violations des droits de l'Homme commises par Pyongyang, en expulsant des réfugiés nord-coréens.

Publié lundi, le rapport de la Commission d'enquête sur la Corée du Nord a conclu que "des violations systématiques, étendues et grossières des droits de l'Homme ont été et sont commises" dans ce pays.

Le rapport évoque par ailleurs des "inquiétudes relatives à la politique chinoise et aux pratiques de rapatriement forcé" de citoyens nord-coréens ayant tenté de trouver refuge en Chine.

La commission s'est dite "vivement préoccupée par la transmission par des officiels chinois (aux autorités nord-coréennes) d'informations spécifiques sur ces personnes".

En conséquence, le rapport appelle Pékin "à prévenir les responsables concernés qu'une telle attitude pourrait revenir à soutenir des crimes contre l'humanité, et à en être complices".

"Nous ne pouvons absolument pas accepter cette accusation", s'est indignée mardi la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

"Sur le problème des transfuges nord-coréens, notre position est très claire. Nous le gérons correctement, en conformité avec le droit international et les principes humanitaires".

Le rapport de la commission d'enquête de l'ONU incluait une réponse écrite de Pékin, selon qui "les citoyens qui sont entrés illégalement en Chine l'ont fait pour des raisons économiques".

La Chine demeure un soutien clef pour le régime de Pyongyang, lui prodiguant les échanges commerciaux et l'aide économique nécessaires à sa survie.

Mais l'imprévisible leader nord-coréen Kim Jong-Un défie régulièrement les consignes et appels au calme de Pékin, en agitant des menaces d'attaques "apocalyptiques" à l'encontre de la Corée du sud et des Etats-Unis.