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Le Premier ministre britannique David Cameron © belga

La colère du Royaume-Uni

Le Premier ministre britannique David Cameron a refusé vendredi avec force de payer une rallonge de deux milliards d'euros au budget européen, évoquée la veille dans le Financial Times.

C'est un David Cameron "très en colère" qui s'est présenté vendredi aux journalistes à l'issue d'une réunion du Conseil européen. S'il a l'habitude de dénoncer les travers de la Commission européenne, le chef du gouvernement britannique s'est montré particulièrement en verve.

"Nous ne payerons pas"
"Nous ne payerons pas, cela ne se passera pas", a-t-il martelé, comme en lointain écho au fameux "I want my money back" de Margaret Thatcher.

Contributions
Le Financial Times a fait état jeudi soir d'un recalcul des contributions nationales au budget européen, découlant d'une nouvelle comptabilisation du PIB, mais aussi des performances économiques plus ou moins bonne des Etats. Le Royaume-Uni est le grand perdant de la manoeuvre, avec une facture estimée à plus de deux milliards d'euros.

Confirmation
Bien que confirmé par le porte-parole du commissaire au Budget, Janusz Lewandowski, dans le quotidien britannique, l'information semblait avoir échappé au président sortant de l'exécutif, José Manuel Barroso. Interrogé jeudi soir lors d'une conférence de presse, il a confessé n'être pas au courant de ce nouveau calcul.

Dénonciation
Ces cafouillages n'ont pas empêché la classe politique et les médias britanniques de dénoncer unanimement la facture imprévue. Tout au long de la conférence de presse de M. Cameron, les questions n'ont porté que sur ce sujet. "Ce n'est pas une manière de fonctionner. On ne présente pas une facture de deux milliards à régler dans quelques semaines", s'est insurgé le leader tory.