epa08047111 French riot police clash with protesters on Nation Square during a demonstration against pension reforms in Paris, France, 05 December 2019. Unions representing railway and transport workers and many others in the public sector have called for a general strike and demonstration to protest against French government's reform of the pension system.  EPA/YOAN VALAT
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epa08047111 French riot police clash with protesters on Nation Square during a demonstration against pension reforms in Paris, France, 05 December 2019. Unions representing railway and transport workers and many others in the public sector have called for a general strike and demonstration to protest against French government's reform of the pension system. EPA/YOAN VALAT © EPA

La France à l'arrêt: des centaines de milliers de manifestants dans tout le pays

La France en grève tournait au ralenti jeudi et des centaines de milliers de personnes opposées à la réforme des retraites voulue par le président Macron manifestaient partout dans le pays, notamment à Paris où des incidents ont éclaté en marge du cortège.

À l'origine de l'appel, le futur "système universel" de retraites par points, censé remplacer les 42 régimes existants (fonctionnaires, privés, régimes spéciaux, complémentaires). L'exécutif promet un système "plus lisible" et "plus juste", quand les opposants s'attendent à une "précarisation" des retraités.

Macron refuse de “renoncer”

Anticipant un mouvement long dans un contexte social tendu où les mécontentements se multiplient (hôpital, police, pompiers, enseignants, cheminots, "gilets jaunes"...), l'exécutif maintient le cap. "Je n'y renoncerai pas", avait affirmé le chef de l'État qui a promis de s'exprimer "devant les Français au moment où je le considèrerai opportun".

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Le projet précis de réforme sera dévoilé mi-décembre pour un passage au Parlement début 2020. D'autres syndicats peu coutumiers des manifestations sont de la partie: l'Unsa se rassemble en fin de matinée devant Bercy, et la CFTC laisse "libre" ses syndicats.

La suite du mouvement est déjà à l'ordre du jour, avec des assemblées générales en fin de journée dans les entreprises ou administrations, et une réunion vendredi matin de la CGT, FO, FSU, Solidaires, les organisations lycéennes Fidl, MNL, UNL et étudiante Unef.

Solidaires pousse à une nouvelle manifestation samedi, puis à une ou deux grèves interprofessionnelles, le 10 et/ou 12 décembre.

À Paris, le ministère de l'Intérieur s'attend à la présence de "quelques centaines" de "black blocs" et "gilets jaunes radicaux", "quelques milliers" dans tout le pays, une situation quasi habituelle depuis la loi travail de 2016. La préfecture de police a mobilisé près de 6.000 policiers et gendarmes.