La Grande-Bretagne clarifie la loi sur le suicide assisté

La justice britannique a clarifié mercredi la loi sur le suicide assisté en annonçant que les personnes aidant un parent à se donner la mort ne seront probablement pas poursuivies si ce geste est motivé par la compassion et si le souhait du malade ne fait aucun doute.
 
Protéger les plus vulnérables
Keir Starmer, le responsable des poursuites judiciaires (Director of Public Prosecutions, DPP), a rendu publiques les directives précisant dans quel cas une personne pourrait être poursuivie pour avoir aidé au suicide d'un proche.
 
M. Starmer a cependant bien souligné que le suicide assisté restait illégal en Grande-Bretagne et qu'il n'existait en aucun cas de "garanties de ne pas être poursuivi". "C'est mon travail de m'assurer que les personnes les plus vulnérables soient protégées", a-t-il insisté.
 
Pas d'intérêt public à poursuivre les auteurs de faits bien déterminés
Le DPP s'était vu demander en juillet de préciser la loi par les Law Lords, la plus haute instance judiciaire britannique, après l'examen de l'appel de Debbie Purdy, une Britannique atteinte de sclérose en plaque qui envisageait une euthanasie en Suisse.
 
La nouvelle ligne de conduite stipule qu'il n'est pas dans l'intérêt public d'inculper quelqu'un dans le cas où le défunt avait émis un "souhait clair, définitif et informé de commettre un suicide", souffrait d'une maladie incurable ou en phase terminale et avait de sa propre initiative demandé à être aidé.
 
"Entièrement motivée par la compassion"
La personne apportant son assistance doit être "entièrement motivée par la compassion", être un parent ou un ami intime et son concours doit se limiter à une "aide ou influence mineure".
 
A contrario, des poursuites sont plus probables si le défunt était mineur, si sa capacité de jugement semblait diminuée, et s'il n'avait pas clairement exprimé son souhait de mettre fin à ses jours et pouvait avoir été soumis à des pressions. (belga/th)