La justice française rouvre l’une des plus longues affaires criminelles du XXIe siècle

Le procès d'un homme poursuivi pour le viol et le meurtre d'une jeune banquière en 2002 dans le nord de la France s'est ouvert jeudi devant la Cour d'assises d'Amiens, à l'issue de 18 années d'investigations et de recherches ADN.

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Jacky Kulik, le père d’Elodie Kulik © AFP

La justice va ainsi se pencher sur l'une des plus longues affaires criminelles françaises du XXIe siècle et se prononcer sur la responsabilité de Willy Bardon, 45 ans, dans le viol et le meurtre d'Elodie Kulik, retrouvée dénudée et partiellement calcinée en bordure d'une route de la Somme (nord), en janvier 2002.

L’accusé comparaît libre

En chemise et pantalon noir, l'accusé, qui comparaît libre et sous contrôle judiciaire, a pris la parole pour décliner des éléments de son identité, pour une première journée d'audience qui sera consacrée à l'étude de sa personnalité. Jacky Kulik, père de la victime et partie civile, s'est présenté au tribunal accompagné de proches qui portaient un large cadre présentant une photo de la victime, une jeune femme blonde souriante.

"J'ai surtout craint de ne pas arriver à aujourd'hui, de mourir avant de savoir", a-t-il souligné auprès de l'AFP. "Je vais me sentir libéré dans quelques jours, quand le verdict sera prononcé, parce que j'espère que les jurés condamneront Willy Bardon à une très, très forte peine".

Willy Bardon encourt la perpétuité

Willy Bardon, poursuivi pour viol, enlèvement, séquestration et homicide volontaire, encourt la réclusion criminelle à perpétuité. "Notre client est pressé de venir dire et faire entendre son innocence dans ce dossier", a annoncé de son côté l'un des avocats de M.Bardon, Stéphane Daquo.

ADN relevé sur les lieux du crime

L'enquête sur le meurtre de la jeune femme a piétiné pendant 10 ans mais en 2012, l'ADN relevé sur les lieux du crime parle enfin. La technique de recherche d'un suspect par le biais de l'ADN apparenté, déjà utilisée aux États-Unis, est mise en œuvre pour la première fois en France et permet de remonter jusqu'à un suspect, Gregory Wiart. Ce dernier est décédé en 2003, mais les enquêteurs se concentrent sur son entourage de l'époque pour retrouver son ou ses complices.

Ancien plombier et tenancier de bar

Willy Bardon, ancien plombier et tenancier de bar, est entendu en tant que témoin en 2012. En janvier 2013, sept proches de Gregory Wiart reconnaissent sa voix sur l'enregistrement de l'appel aux secours passé par la victime, le soir des faits. Il est alors inculpé, malgré ses dénégations. 

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