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"Soit ce système criminel est détruit, (...) ce qui exigerait de la volonté et des actions radicales au plus haut niveau politique du pays. Soit cette destruction se produira à la manière traditionnelle russe: par le bas et dans le sang", souligne M. Khodorkovski.

"La justice russe s'expose à une révolte sanglante"

L'ex-patron du groupe pétrolier Ioukos, Mikhaïl Khodorkovski, s'en est violemment pris au système judiciaire russe mercredi, prédisant une révolte sanglante si ses excès ne sont pas corrigés.
 
"Par le bas et dans le sang"
"N'importe quel évènement peut servir de détonateur à cette explosion", écrit l'ancien homme d'affaires, emprisonné depuis 2003 pour une affaire controversée, dans une tribune au quotidien Nezavissimaïa Gazeta.
 
"Soit ce système criminel est détruit, (...) ce qui exigerait de la volonté et des actions radicales au plus haut niveau politique du pays. Soit cette destruction se produira à la manière traditionnelle russe: par le bas et dans le sang", souligne M. Khodorkovski.
 
L'auteur décrit longuement de l'intérieur un système biaisé et corrompu, "tapis roulant d'une énorme usine qui vit dans sa propre logique, ne se soumettant à aucune modification de l'extérieur", et fréquemment utilisé pour mettre la main sur les ressources des accusés.
 
"Parodie de justice"
Cette tribune est publiée à la veille de l'examen par la Cour européenne des droits de l'Homme d'une plainte de Ioukos contre la Russie, dans laquelle le groupe déchu lui réclame un dédommagement record de 98 milliards de dollars (environ 67 milliards d'euros).
 
L'ex-patron de Ioukos a été condamné en 2005 avec son associé Platon Lebedev à huit ans de prison pour escroquerie à grande échelle et évasion fiscale. Ils comparaissent à nouveau depuis le 3 mars 2009 devant un tribunal pour "détournement et revente illégale de pétrole". Ils plaident non-coupables, qualifiant leur procès de parodie de justice. (belga/th)