Plein écran
© afp

La première primaire de la droite pour la mairie de Paris tourne mal

FranceDivisée, orpheline de Nicolas Sarkozy, taclée par l'extrême droite, l'opposition de droite française a lancé vendredi la première primaire de son histoire, mais le scrutin pour choisir un candidat à la mairie de Paris en 2014 a d'emblée été entaché de soupçons d'irrégularités.

"Des centaines de Parisiens viennent de le constater en quelques heures, soit parce qu'ils n'ont pu s'inscrire pour voter, soit (...) parce qu'il a été possible d'inscrire plusieurs électeurs sans leur consentement", a dénoncé en fin d'après-midi l'un des quatre candidats en lice pour porter à Paris les couleurs de l'UMP (Union pour un mouvement populaire), Pierre-Yves Bournazel.

Dénonçant un "système incontestablement défaillant", il a réclamé la suspension du vote par Internet qui doit s'achever lundi. L'autorité de supervision se réunira samedi pour examiner la situation, mais a refusé de suspendre le scrutin.

"Le fonctionnement est plutôt satisfaisant. Les gens votent, les choses se passent de manière naturelle, à part le 'buzz' que certains essaient de provoquer", a affirmé son président Antoine Rufenacht. Quant au président de l'UMP Jean-François Copé, il a appelé à la "modération" et au "sang-froid".

Plus d'un an après la défaite de Nicolas Sarkozy face au socialiste François Hollande, l'UMP reste à la peine pour asseoir sa crédibilité. Le parti se cherche toujours un leader et une ligne politique, se révélant incapable de tirer profit de l'impopularité de l'équipe au pouvoir, confrontée à un taux de chômage record.

Outre Pierre-Yves Bournazel (35 ans), conseiller de Paris, les électeurs parisiens, adhérents ou non à l'UMP, ont le choix entre l'ex-ministre Nathalie Kosciusko-Morizet (40 ans), initialement favorite, le maire d'arrondissement Jean-François Legaret (60 ans) et l'élu régional Franck Margain (51 ans).