Plein écran
© afp

La Russie veut éradiquer la "propagande homosexuelle"

La Russie interdit désormais les rassemblements et les défilés de la communauté gay sur son territoire. L'Etat intègre par la même occasion la liste des pays les plus intolérants en la matière en pénalisant également la simple mention de la "chose" sur la Toile...

Plein écran
© ap
Plein écran
© belga
Plein écran
© ap

La Douma a tranché à l'unanimité. La chambre basse du Parlement russe a validé deux projets de loi destinés à sanctionner sévèrement toute forme de "propagande homosexuelle" sur son territoire, sur papier, à la télévision ou... sur le Web, relaie The Daily Dot.

Bien que l'homosexualité ait été dépénalisée en 1993, le projet de loi est passé comme une lettre à la poste: 436 oui, 0 non, 1 abstention.

Sanctions
Les sanctions peuvent s'élever à 100.000 roubles (2.350 euros) pour toute démarche isolée. Pour les associations et organisations, la note s'avérera dix fois plus salée et pourra même être accompagnée d'une peine de prison de 90 jours. Les militants étrangers ne sont guère épargnés et s'exposent également, outre les conséquences susmentionnées, à une expulsion du territoire.

Limitation de la liberté d'expression
Une seconde loi votée à la Douma (308 contre 2) condamne désormais les troubles de l'ordre public "portant atteinte à la société et à ses valeurs religieuses". Outre une amende de 300.000 roubles (7000 euros), ces actes "criminels" pourront être punis d'une peine de prison de 3 ans voire plus si le délit se déroule dans un lieu de culte (claire référence à l'affaire Pussy Riot).

Ces lois sont évidemment contraires à la Convention européenne des droits de l'homme mais également à la Constitution russe, précise le Daily Dot.

Les militants russes de la cause homosexuelle se sont rassemblés devant le Parlement pour défier le pouvoir le temps d'une séance de baisers publics avant de subir les foudres de leurs opposants conservateurs.

Les deux projets de loi doivent maintenant être validés par le Sénat russe et contresignés par le président Vladimir Poutine. Une formalité?