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La Suisse confirme l'enlèvement d'une ressortissante au Mali

La Suisse a confirmé lundi l'enlèvement d'une de ses ressortissants au Mali, résidant à Tombouctou, selon un communiqué du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) à Berne.

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Une cellule de crise a été mise en place, et le DFAE est en contact avec la famille de la personne enlevée, dont le nom n'a pas été révélé. La Suisse indique "se mobiliser entièrement pour la libération en bonne santé de l'otage".

Le bureau de coordination de l'aide à la coopération suisse à Bamako, ainsi que l'ambassadeur de Suisse au Sénégal, qui est aussi en charge du Mali, ont également été alertés et se sont mis en rapport avec les autortés locales, chargées de cet enlèvement.

Avertissement
En raison de la dégradation de la situation sur le plan de la sécurité due au putsch miliaire, la Suisse avait recommandé le 30 mars derniers à ses ressortissants habitant le Mali de quitter le pays provisoirement.

Enlèvement à Tombouctou
La Suissesse a été enlevée dimanche dans le nord du Mali à Tombouctou, ville contrôlée par des groupes islamistes armés depuis deux semaines. "Béatrice, une ressortissante suisse, a été enlevée ce dimanche à Tombouctou par des hommes armés", a déclaré à l'AFP Mohamed Ould Hassen, fonctionnaire au gouvernorat de Tombouctou. "J'ai vu six hommes armés embarquer Béatrice ce dimanche, ils ont crié 'Allah Akbar' (Dieu est grand)", a confirmé un habitant.

Profil de la victime
Cette femme âgée d'une quarantaine d'années est une chrétienne très impliquée dans les actions sociales, qui vivait depuis longtemps à Tombouctou où elle était la dernière Occidentale encore présente. Elle avait refusé de quitter la ville après sa chute le 1er avril aux mains du mouvement islamiste Ansar Dine, appuyé par des éléments d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui a des bases dans le Nord-Mali, d'où l'organisation opère dans plusieurs pays du Sahel, y procédant régulièrement à des enlèvements.

21 personnes enlevées au Sahel
L'enlèvement de cette Suissesse porte à 21 le nombre d'otages enlevés au Sahel. Vingt sont retenus par Aqmi et un groupe dissident, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'ouest (Mujao): treize Occidentaux - dont six Français - et sept Algériens.

La situation dans la partie septentrionale du pays fait craindre notamment au président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz que le Mali ne devienne "un Afghanistan", comme il l'a dit dimanche.