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Le Congrès américain a adopté la résolution reconnaissant le génocide arménien © AFP

Le Congrès américain suscite l’ire d’Ankara en reconnaissant le génocide arménien

Le Sénat américain a adopté jeudi à l'unanimité une résolution reconnaissant le génocide arménien, après que la Chambre des représentants l'avait formellement reconnu à une écrasante majorité dans un vote qui avait provoqué la colère d'Ankara. La résolution du Congrès “met en péril” les relations turco-américaines, a aussitôt réagi Ankara. 

Appelant à "commémorer le génocide arménien" et à "rejeter les tentatives (...) d'associer le gouvernement américain à la négation du génocide arménien", ce texte non contraignant avait été auparavant bloqué à plusieurs reprises au Sénat par des alliés républicains du président Donald Trump. 

Personne ne s'est opposé jeudi à l'adoption par consentement unanime de la résolution, proposée par un démocrate, Bob Menendez. "Je suis heureux que cette résolution ait été adoptée à une époque où il y a encore des survivants du génocide, a déclaré le sénateur dans l'hémicycle avant de s'interrompre une quinzaine de secondes, saisi par l'émotion, et de terminer en retenant des larmes, "qui pourront voir que le Sénat reconnaît ce qu'ils ont enduré".

Le génocide arménien est reconnu par une trentaine de pays et la communauté des historiens. Selon les estimations, entre 1,2 million et 1,5 million d'Arméniens ont été tués pendant la Première Guerre mondiale par les troupes de l'Empire ottoman, alors allié à Allemagne et à l'Autriche-Hongrie. Mais la Turquie refuse l'utilisation du terme "génocide", évoquant des massacres réciproques sur fond de guerre civile et de famine ayant fait des centaines de milliers de morts dans les deux camps.

L'adoption, par 405 voix sur 435, de cette résolution à la Chambre des représentants le 30 octobre avait provoqué l'ire d'Ankara, qui avait dénoncé une "insulte" et une mesure n'ayant "aucune valeur". Un allié de Donald Trump au Sénat avait ensuite bloqué la première tentative de voter la résolution à la chambre haute, une heure environ à peine après avoir rencontré le président Recep Tayyip Erdogan à la Maison Blanche, le 14 novembre.

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