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Le conseil de Bolsonaro pour préserver l'environnement: “Faire caca un jour sur deux”

"Faire caca un jour sur deux": c'est la solution préconisée vendredi par le président brésilien Jair Bolsonaro, un climatosceptique notoire, pour préserver l'environnement.

Le dirigeant d'extrême droite répondait à la question d'un journaliste lui demandant s'il était possible de concilier "croissance et préservation de l'environnement", tout en relevant le défi de nourrir une population mondiale toujours plus nombreuse.

"Il suffit de manger un peu moins. Vous me parlez de pollution environnementale. Il suffit de faire caca un jour sur deux, ce sera mieux pour tout le monde", a-t-il ironisé, à la sortie du palais présidentiel d'Alvorada. Jair Bolsonaro a enchaîné sur un autre commentaire polémique.

"Quand on voit que la population mondiale augmente de plus de 70 millions par an, il faut une politique de planning familial", a affirmé le président, avant de se défendre d'encourager "le contrôle des naissances".

Le problème de la déforestation

"Ne me faites pas dire ça, sinon (le quotidien) Folha de S. Paulo va titrer en une que je prône le contrôle des naissances", a-t-il ajouté, faisant référence à l'un des plus grands journaux du pays, souvent très critique envers la politique du gouvernement. "On peut observer que les gens plus cultivés ont moins d'enfants. Je suis une exception à la règle, j'en ai cinq", a-t-il conclu.

Bolsonaro a suscité une vive politique ces dernières semaines en remettant en cause les chiffres officiels de la déforestation de l'Amazonie, qui font état d'une explosion de 278% en juillet par rapport au même mois de l'année dernière.

“En dehors du Brésil, je suis le capitaine tronçonneuse”,

Lundi, il a qualifié de "mauvais Brésiliens" ceux qui "osent faire campagne avec des données mensongères sur notre Amazonie".

Mardi, le chef de l'Etat a ironisé sur la perception de lui à l'étranger. "En dehors du Brésil, je suis le capitaine tronçonneuse", a-t-il lancé devant un parterre de chefs d'entreprises.

La semaine dernière, le directeur de l'Institut national de recherche spatiale (INPE), qui évalue la déforestation à l'aide de données satellites, a été limogé, suite à un long bras de fer avec le gouvernement.