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La maison de la famille al-Hilli. © epa

Le frère de Saad al-Hilli entendu samedi et dimanche

Zaid al-Hilli, le frère de Saad al-Hilli, tué mercredi dernier en Haute-Savoie (Alpes françaises) ainsi que trois autres personnes, a été entendu samedi comme témoin par les policiers du Surrey et devait l'être à nouveau dimanche, a appris l'AFP de source proche de l'enquête.

Les policiers britanniques, qui travaillent en coopération avec les gendarmes français envoyés sur place, cherchent à déterminer si les deux frères avaient un différend financier, comme cela a été avancé, et si celui-ci aurait pu motiver un tel règlement de comptes.

Zaid al-Hilli s'était déjà spontanément rendu au poste de police au lendemain des faits. Il n'a pas été précisé si des gendarmes français participaient à l'audition.

Au même moment, une perquisition est effectuée à Claygate, dans la banlieue de Londres, où habitait la famille tuée, en présence de plusieurs gendarmes français.

Samedi le procureur de la République d'Annecy Eric Maillaud a révélé que les quatre victimes décédées sur une route forestière à Chevaline, Saad al-Hilli, sa femme Iqbal, une proche âgée de nationalité suédoise qui se trouvait dans la même voiture, et un cycliste français qui passait par là, ont toutes succombé à plusieurs balles, dont, pour chacune, deux logées dans la tête.

Citant des sources anonymes, la télévision britannique Sky a assuré, sans autres précisions, que les enquêteurs avaient découvert deux téléphones portables dans la voiture.

M. al-Hilli, installé depuis longtemps en Grande-Bretagne, travaillait depuis près de deux ans pour la société de microsatellites Surrey Satellite Technology Limited (SSTL), appartenant à Astrium, elle-même filiale du géant aéronautique EADS.