Plein écran
Illustration © Getty Images/iStockphoto

Le gourou se prenait pour Zeus et exploitait ses esclaves sexuelles pour “sauver l’humanité”

Le gourou de cette secte de Gironde, dans le sud-ouest de la France, est aujourd’hui prié de s’expliquer devant la justice pour abus de faiblesse sur plusieurs femmes et viols sur certaines d’entre elles, dont sa propre fille, relate Le Parisien

Claude Alonso se prenait pour Zeus et se “rêvait en maître de l’Olympe”, raconte Le Parisien dans son édition du jour. Ce gourou d’une secte installée dans le golfe d’Arcachon appréciait surtout que ses “disciples” se prosternent devant lui et assouvissent ses nombreuses pulsions sexuelles. Aujourd’hui âgé de 79 ans, il a été renvoyé devant les assises. 

Du sexe pour la “bonne cause”

En 2003, il vit en communauté, à Gujan-Mestras, entourée de femmes dévouées à sa cause. Elles sont alors baptisées Hestia, Demeter, Kore ou Artémis, divinités de l’Olympe, résidence des dieux de la mythologie grecque. Autour d’un discours ésotérique de pacotille, il encourage une sexualité débridée et invite ses adeptes à recharger son “énergie”: une “quête de l’orgasme parfait” pour “sauver l’humanité", précise le quotidien de la capitale. 

Boisson “sacrée” des “dieux”

Pour parvenir à ses fins, “Zeus” concocte sa boisson “sacrée”, son hydromel, nectar des dieux, ici revisitée en mixture douteuse: vin, anxiolytiques... sperme et flux menstruels. Ses fidèles sous influence financent également ses activités divines et sont poussés à contracter des emprunts ou à vendre leurs biens. 

Sa propre fille a déposé plainte

Sa propre fille a déposé plainte contre lui: elle aurait été contrainte à “d’innombrables relations sexuelles avec son père”, et ce pendant “plus de six ans”. L’avocat de l’accusé nie les rapports de ce dernier avec sa fille et plaide le consentement mutuel avec les autres plaignantes.