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Sebastian Kurz, chancelier autrichien. © afp

Le gouvernement autrichien lisse son image sur les crimes nazis

L'Autriche prévoit de bâtir un mémorial aux victimes juives d'un camp d'extermination nazi, a annoncé le nouveau gouvernement de droite et d'extrême droite mardi. L'annonce intervient après qu'Israël a indiqué qu'il allait limiter ses contacts diplomatiques avec Vienne.

Le mémorial aux 10.000 juifs de Vienne assassinés dans le camp d'extermination de Trostinets, en Biélorussie, est "un engagement clair" de la reconnaissance "de la responsabilité historique et de la complicité" de l'Autriche dans l'Holocauste, a déclaré le nouveau chancelier, Sebastian Kurz.

Le FPÖ, parti d'extrême droite membre de la nouvelle coalition gouvernementale, a été fondé par un ancien nazi après la Seconde guerre mondiale.

Israël compte boycotter les ministres du FPÖ
Jusqu'au milieu des années 80, l'Autriche s'est principalement présentée comme une victime de l'annexion par l'Allemagne nazie, plus que comme un complice volontaire. Depuis lors, les différents gouvernements ont travaillé à la reconnaissance de la responsabilité du pays.

L'accord gouvernemental prévoit également d'accorder la double nationalité aux "descendants des victimes autrichiennes du national-socialisme". Selon Kurz, cela pourrait concerner 200.000 personnes.

Ces propositions du nouveau chancelier font suite à l'annonce du ministre des Affaires étrangères israélien selon laquelle Israël comptait boycotter les ministres du FPÖ (dont Intérieur, Affaires étrangères et Défense).