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"Il est très confortable et très nerveux. Comme j'aime...", a déclaré le ministre en charge du redressement industriel, Arnaud Montebourg. © reuters

Le mythique Solex fait son retour

La production des mythiques Solex, qui ont connu leur heure de gloire dans les années 60 et 70, va redémarrer en France 25 ans après sa disparition, a indiqué jeudi le gouvernement dans une nouvelle opération de promotion du Made in France.

"Il est très confortable et très nerveux. Comme j'aime...", a déclaré le ministre en charge du redressement industriel, Arnaud Montebourg, tonitruant avocat du "Made in France" face au "Made in China", après avoir vu le Solex nouvelle formule qui se vendra entre 1.000 et 2.500 euros.

Loin des anciens modèles d'après-guerre, le Solex a pris un coup de jeune avec une forme aérodynamique qui fait penser à un VTT équipé d'une batterie. "Il se recharge comme un téléphone portable avec une batterie qui a une autonomie de 60 kilomètres. L'électricité remplace le mélange d'huile et d'essence qui servait de carburant à l'ancien modèle", affirme Gregory Trebaol, président d'Easybike, qui a racheté la marque Solex.

Le groupe table sur le label "made in France" et vise une production de 12.000 à 15.000 Solex dès 2015 sur le territoire français. Le moyen de transport mythique retrouvera ainsi à partir de janvier le sol français, qu'il a quitté après l'arrêt de sa production par Motobécane en 1988 et le rachat de la marque par une filiale du groupe italien Fiat, qui l'a cédée à son tour à la société hongroise Impex. Une opération qui s'est soldée par un échec.

Le Solex a connu une résurrection discrète avec le rachat de la marque en 2004 par le groupe Cible, qui a choisi de se lancer dans le secteur porteur des vélos à assistance électrique (VAE). En trois ans, 3.000 vélos "made in China" seront vendus. Pas de quoi rivaliser avec les huit millions de cycles vendus par la marque en 40 ans d'existence.

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