Le president iranien Hasan Rohani
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Le president iranien Hasan Rohani © AFP

Le président iranien Rohani appelle à l'"unité nationale"

Mise à jourLe président iranien Hassan Rohani a appelé à l'"unité nationale" et à un changement radical dans le mode de gouvernement de son pays après la catastrophe de l'avion ukrainien abattu à Téhéran, qui a provoqué des manifestations en Iran.

"Les gens veulent s'assurer que les autorités les traitent avec sincérité, intégrité et confiance", a déclaré M. Rohani, demandant aux "forces armées" de "présenter des excuses" et d'"expliquer au peuple ce qui s'est passé" pour que les gens comprennent "qu'ils ne voulaient rien cacher".

Un changement radical en politique

Le président iranien Hassan Rohani a appelé mercredi à un changement majeur dans le mode de gouvernement de son pays, reconnaissant implicitement que la catastrophe de l’avion ukrainien abattu à Téhéran avait provoqué une crise de confiance envers les autorités.

Les élections législatives prévues le 21 février “doivent (en) être la première étape”, a souligné le président, dans une allocution prononcée en conseil des ministres et retransmise, de manière exceptionnelle, en direct par la télévision d'État.

Pour ce scrutin, “le peuple veut de la diversité”, a-t-il affirmé d’un ton très déterminé, appelant les autorités chargées de la validation des candidats à ne pas disqualifier à tout-va. “Le peuple est notre maître et nous sommes ses serviteurs. Le serviteur doit s’adresser au maître avec modestie, précision et honnêteté”, a également déclaré M. Rohani. “Les gens veulent s’assurer que les autorités les traitent avec sincérité, intégrité et confiance”, a-t-il poursuivi.

“J’exhorte les forces armées et (leur) état-major à expliquer aux gens, ce qui s’est passé depuis l’accident jusqu’au moment où (la vérité) a été annoncée pour qu’ils comprennent (que l’armée) ne voulait rien cacher”, a-t-il ajouté. “S’il y a eu un délai (dans la transmission de l’information), qu’ils présentent des excuses”, a déclaré M. Rohani.

Après deux jours de démentis officiels de la thèse selon laquelle un missile avait été tiré sur le Boeing abattu le 8 janvier après son décollage de Téhéran, les forces armées iraniennes ont reconnu samedi leur responsabilité, en évoquant une “erreur humaine”.

Le gouvernement a indiqué n’avoir été prévenu par les forces armées que vendredi.