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Le procès de la Belgo-Nicaraguayenne Amaya Coppens reporté

Le procès de la Belgo-nicaraguayenne Amaya Coppens devait s'ouvrir ce lundi au Nicaragua. L'étudiante de 23 ans en médecine, arrêtée par la police le 10 septembre dernier, est accusée de terrorisme, d'entrave aux services publics, d'enlèvement, détention illégale d'armes et vol aggravé. Selon le site d'information 100noticias.com.ni, la tenue du procès a cependant été reportée au 28 février 2019 pour des raisons de procédure.

La juge Fátima Rosales a en effet estimé que l'avocat de la jeune femme n'avait pas remis des documents en temps voulu. Amaya Coppens est une figure de proue du mouvement étudiant du 19 avril, formé lors des manifestations contre le gouvernement de Daniel Ortega.

Père belge, mère nicaraguayenne
La jeune femme, de père belge et de mère nicaraguayenne et élevée au Nicaragua, est accusée d'avoir été parmi les meneurs qui ont érigé des barricades et d'avoir incendié un bâtiment de l'université lors des manifestations dans la ville de Leon (ouest), où elle étudie en 5e année de médecine.

Double nationalité problématique
Pour le père d'Amaya Coppens, ces accusations sont "montées de toutes pièce" par le régime en place, "qui détient tous les rouages de l'Etat". Les Affaires étrangères belges suivent le dossier de près mais ont peu de marge de manoeuvre car "les autorités reconnaissent l'étudiante comme étant nicaraguayenne" en raison de sa double nationalité.

Crise au Nicaragua
La crise politique au Nicaragua a commencé le 18 avril par des manifestations contre un projet de réforme de la sécurité sociale, aujourd'hui abandonné. Lors de celles qui ont suivi, réprimées dans le sang avec plus de 320 morts et 2.000 blessés, les manifestants ont demandé le départ du président.