Le Ruby Princess, appartenant à la compagnie maritime américaine Carnival, avait accosté à Sydney le 8 mars, après 11 jours en mer. Les autorités des frontières et sanitaires avaient autorisé 2.700 passagers à quitter l'embarcation, soumis à un contrôle minimum uniquement, alors qu'une douzaine d'entre eux avaient affiché des symptômes avant le débarquement.
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Le Ruby Princess, appartenant à la compagnie maritime américaine Carnival, avait accosté à Sydney le 8 mars, après 11 jours en mer. Les autorités des frontières et sanitaires avaient autorisé 2.700 passagers à quitter l'embarcation, soumis à un contrôle minimum uniquement, alors qu'une douzaine d'entre eux avaient affiché des symptômes avant le débarquement. © EPA

Le Ruby Princess, un fiasco qui a largement propagé le virus en Australie

La police australienne a annoncé dimanche ouvrir une enquête sur le débarquement d'un navire de croisière à Sydney, début mars, qui a été responsable de 10% des cas de contamination au nouveau coronavirus en Australie.

Le Ruby Princess, appartenant à la compagnie maritime américaine Carnival, avait accosté à Sydney le 8 mars, après 11 jours en mer.

Les autorités des frontières et sanitaires avaient autorisé 2.700 passagers à quitter l'embarcation, soumis à un contrôle minimum uniquement, alors qu'une douzaine d'entre eux avaient affiché des symptômes avant le débarquement.

Ce fiasco est responsable d'au moins 622 cas de contaminations au nouveau coronavirus sur l'île-continent. Par ailleurs, 11 des 35 personnes ayant succombé au Covid-19 dans le pays étaient des passagers du Ruby Princess.
La police va enquêter pour déterminer si les lois sur la biosécurité nationale et de l'État ainsi que celles sur les frontières ont été violées. Elle vérifiera si une "négligence criminelle" a été commises, a expliqué dimanche à la presse Mick Fuller, le commissaire de la police de l'État de Nouvelle-Galles du Sud, dont Sydney est la capitale.
L'enquête policière examinera aussi les actions de tous les organismes impliqués, incluant les autorités du port, les paramédicaux, la police, le département de la santé de l'État ainsi que les autorités à bord du navire et de la compagnie Carnival Australia.

L'ouverture d'une enquête intervient après des révélations selon lesquelles le gouvernement de l'État savait que des passagers à bord avaient présenté des symptômes du nouveau coronavirus. Les autorités sanitaires de Nouvelle-Galles du sud ont défendu leur décision, affirmant que quatre experts avaient évalué le navire comme étant à "moindre risque" et n'avaient relevé "aucune indication du Covid-19".

Des voix se sont également élevées après qu'on eut appris que certains passagers malades avaient été autorisés à voyager dans le pays avant que le résultat de leur test ne soit disponible. Trois d'entre eux avaient le coronavirus.

Un porte-parole de Carnival Australia a assuré de l'entière coopération de l'entreprise à l'enquête.
L'Australie compte 5.600 cas de contamination avérés au nouveau coronavirus.