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Le suicide d’une fillette de onze ans bouleverse la France

Evaëlle, 11 ans, a été retrouvée pendue à son lit le 21 juin dernier à Herblay, dans le Val-d’Oise, rapporte Le Parisien. La fillette s’est suicidée après avoir été victime de harcèlement scolaire, et ce malgré avoir changé d’école. Selon ses parents, qui ont déposé plainte à deux reprises, leur enfant n’était pas uniquement harcelée par ses camarades, mais également par une enseignante.

C’est un véritable drame qui s'est produit voici deux semaines mais que la France entière apprend avec tristesse seulement aujourd’hui. Evaëlle, une petite fille d’à peine onze ans, a préféré en finir avec sa jeune vie plutôt que de continuer à subir les moqueries, les insultes et même les coups qu’elle recevait chaque jour en allant à l'école.

Une enseignante également mise en cause

Alertés quant au malheur de leur petite fille, les parents d’Evaëlle avaient déposé plainte avant de la changer d’établissement en février dernier. Mais le harcèlement a continué. Ils affirment au quotidien “que ce n’était pas un harcèlement que de la part des élèves” et qu’il faut, selon eux, “prendre le mot harcèlement au sens large.”

Selon une ancienne camarade de classe,  une enseignante “la traitait de folle” et “tout serait parti de là.” Une ancienne élève de cette enseignante explique d’ailleurs au Parisien que celle-ci prend un malin plaisir à s’attaquer aux plus faibles, les traitant de “nuls.”

 “Elle voulait être amie avec tout le monde”

Selon les termes de ses parents, qui ont déposé une deuxième plainte après le suicide de leur enfant, Evaëlle était une jeune fille “pleine de joie. Une enfant précoce, avec une très grande lucidité. Bien trop grande pour son âge.” Sociable, “elle voulait être amie avec tout le monde. Souvent dans l’excès et, quand on est dans l’excès, on se fait rejeter”, confient-ils.

L’école a-t-elle pris le problème à bras le corps lorsque plainte a été déposée? Oui, si l’on en croit l’inspection académique du Val-d’Oise, laquelle affirme au journal francilien que “l’établissement a fait le nécessaire vis-à-vis des élèves harceleurs” et que la petite Evaëlle a reçu “un accompagnement appuyé vis-à-vis de son mal-être.” Mais cela n’a malheureusement pas suffi.