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Les droits de l'Homme bafoués en Hongrie?

Amnesty International considère la nouvelle constitution ultra-conservatrice hongroise contraire au droits de l'Homme en ce qui concerne l'avortement, le mariage homosexuel et la prison à perpétuité sans libération conditionnelle possible.

"Amnesty International est profondément inquiète que la nouvelle constitution de la République de Hongrie (...) viole les standards européens et internationaux des droits de l'Homme", déclare l'ONG de défense des droits de l'homme dans un communiqué vendredi.

Elle juge "particulièrement problématique" plusieurs mentions ou omission dans le texte adopté lundi: la protection de la vie depuis la conception, la définition du mariage comme l'union d'un homme et d'une femme et l'absence de protection contre la discrimination basée sur les préférences sexuelles.

Amnesty craint que des lois puissent interdire l'avortement et le mariage homosexuel notamment. L'ONG s'oppose aussi à la clause permettant de condamner une personne à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.

Amnesty a appelé le président hongrois Pal Schmitt à ne pas signer la constitution adoptée à l'initiative du Premier ministre conservateur Viktor Orban et fortement critiquée par l'opposition et les défenseurs des droits de l'Homme.

L'organisation demande aussi à l'UE, qui surveille le dossier, de "garantir l'application par la Hongrie des standards européen en matière de non-discrimination".

Le président hongrois doit parapher lundi la constitution, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2012. (belga)