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Les frondeurs du PS devraient s'abstenir lors du vote de confiance

franceUne quarantaine de députés socialistes "frondeurs" français, opposés à la ligne sociale-libérale du gouvernement, devraient observer une "abstention collective" lors du vote de confiance demandé le 16 septembre par le Premier ministre Manuel Valls, selon des sources parlementaires.

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Thomas Thévenoud © reuters

A l'unisson de Manuel Valls, le responsable du parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, les a appelés mardi "à la responsabilité politique" dans "un moment difficile" avec le retour annoncé de l'ex-président de droite Nicolas Sarkozy "et le Front national (extrême droite) qui rôde à deux pas du pouvoir".

Comme seuls seront pris en compte le 16 septembre les suffrages exprimés, et non les abstentions, le coup de semonce des "frondeurs" ne devrait pas entraîner la censure du gouvernement.

Selon l'un des chefs de file des "frondeurs", Christian Paul, "plusieurs dizaines de parlementaires" sont "très convergents dans le désir de mettre en garde le gouvernement sur les dangers de la politique qu'il mène".

A l'issue d'une réunion de deux heures avec les députés socialistes, Manuel Valls a exclu à nouveau toute alternative à la politique gouvernementale.

Thévenoud a repris ses fonctions de député
Après une interruption durant l'été, le Parlement français a repris mardi ses travaux dans un contexte plombé par le limogeage d'un secrétaire d'Etat indélicat qui ne payait pas ses impôts, une popularité extrêmement basse pour l'exécutif, et l'étalage de la vie privée du président dans un ouvrage vengeur de son ex-compagne Valérie Trierweiler.

Le ministre débarqué, Thomas Thévenoud, a quitté le parti socialiste mais a repris mardi ses fonctions de député comme le veut l'usage en France malgré de multiples appels à ne plus remettre les pieds à l'Assemblée nationale.

Sans lui, le groupe socialiste ne compte plus que 289 des 577 députés, soit exactement la barre de la majorité absolue.

Lors d'une intervention devant des chefs d'entreprise, le président François Hollande a tenté de les convaincre que la France était sortie de la "spirale infernale" de sa perte de compétitivité. La politique économique conduite depuis deux ans a "déjà donné de premiers résultats" même s'ils sont "trop timides, et notamment en termes de lutte contre le chômage", a-t-il dit soulignant que sa politique demandait "du temps".