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Les inquiétants incidents du personnel radicalisé chez Air France

Des moteurs en panne, des tags "Allahou akbar" sur les avions ou des écrans passagers sans Israël: la compagnie aérienne Air France est confrontée à l'inquiétante radicalisation d'une partie de son personnel. Ces révélations, faites par Le Canard Enchaîné, font froid dans le dos.

Depuis plusieurs mois, Air France et les services de renseignements sont confrontés à une augmentation inquiétante des incidents liés à la radicalisation d'une partie du personnel. C'est ce qu'écrit Le Canard Enchaîné dans son édition du jour. Aujourd'hui, 30 policiers ont été spécialement placés en renfort pour surveiller les 90.000 salariés d'Air France répartis dans 900 entreprises, sous-traitants compris. "La tâche est considérable", dit-on.

"Nous avons constaté plusieurs anomalies avant le départ de plusieurs vols commerciaux. Elles s'apparentent à des tentatives de sabotage", explique un fonctionnaire du renseignement à l'hebdomadaire satirique français.

Un employé fuit au Yémen
Parmi les incidents relatés, une panne récurrente sur des "moteurs relais", qui permettent aux commandants de bord de contrôler le réacteur depuis le cockpit, a ainsi été détectée. L'enquête a permis de remonter jusqu'à un Français converti, qui a pris la fuite vers le Yémen. "Il a pris la poudre d'escampette dès qu'il s'est senti surveillé." Deux de ses amis auraient aussi trafiqué des toboggans d'évacuation, heureusement jamais utilisés.

Outre ces incidents, Le Canard Enchaîné évoque aussi d'autres problèmes, moins dangereux mais tout aussi interpellants. En août, Israël était par exemple "rayé de la carte" sur un vol Los Angeles-Tel Aviv qui faisait escale à Paris. Sur leur écran, les passagers ont ainsi lu "La Bande de Gaza" plutôt qu'Israël. Un incident qui a dû être minimisé par Air France, qui évoquait alors un "incident technique". Sur un autre vol, le Maroc s'est aussi un jour transformé en "Khalifa".

73 autorisations retirées
Et puis, il y a aussi ces trappes de remplissage en kérosène qui ont été taguées d'un "Allahou akbar" sur une quarantaine d'avions. Ou encore cet agent de piste qui a refusé de guider un appareil qui venait d'atterrir parce que le commandant de bord était une femme.

Ces derniers mois, 73 badges d'accès ont été retirés sur le site de Roissy-Charles-de-Gaulle. Air France assure qu'elle travaille en étroite collaboration avec les autorités et que tous ses passagers sont en "sécurité absolue".

Le phénomène touche aussi la Belgique. En mars dernier, des sympathisants de l'EI travaillaient toujours à Brussels Airport. Même encore après l'attentat du 22 mars...

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