Nicolas Maduro.
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Nicolas Maduro. © EPA

Les sanctions de l'UE font “rire” Nicolas Maduro

Le président du Venezuela Nicolas Maduro a déclaré lundi que les sanctions imposées par l'Union européenne (UE) à sept membres des forces de sécurité après la mort d'un militaire le faisaient "rire".

"Peu m'importent les sanctions de l'Union européenne, elles nous font rire, parce qu'elles les mettent dans une voie sans issue et les plongent dans la fange d'une politique qui échoue (...) celle (du président américain) Donald Trump contre le Venezuela", a déclaré le dirigeant socialiste lors d'une conférence de presse à Caracas.

L'UE a imposé des sanctions vendredi à sept membres des forces vénézuéliennes de sécurité et de renseignement, accusés notamment de "tortures", dont quatre en lien avec la mort en détention le 29 juin d'un soldat, Rafael Acosta.

Deux soldats vénézuéliens ont été condamnés mardi à Caracas à six ans de prison pour leur responsabilité dans la mort de l'officier, qui était détenu pour son implication présumée dans une tentative de coup d'Etat contre le président Nicolas Maduro.

Embargo sur le pétrole

Le Venezuela est devenu le premier pays d'Amérique latine à être sanctionné par l'UE en 2017. Outre l'embargo sur les armes, les Européens ont imposé en 2018 des sanctions à l'encontre de 18 membres du régime.

Le Venezuela est également la cible d'un grand nombre de sanctions économiques de l'administration du président américain Donald Trump pour mettre Nicolas Maduro sous pression, y compris un embargo sur le pétrole, principale ressource du Venezuela.

Son principal opposant, Juan Guaido, est reconnu comme président par intérim par Washington ainsi qu'une grande partie de la communauté internationale. 

Tensions avec la Colombie

Le dirigeant socialiste a par ailleurs affirmé qu'il ne tolèrerait pas la présence de groupes armés colombiens au Venezuela. "Nous n'acceptons aucun groupe armé (...) colombien, sur le territoire vénézuélien. C'est un ordre que j'ai donné aux forces armées", a déclaré M. Maduro. Selon lui, cet ordre a été "entièrement" respecté lors d'exercices militaires qui se sont achevés samedi à la frontière colombienne.

Jeudi, le président colombien Ivan Duque a remis au secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres un dossier avec des "preuves" de la présence de guérilleros de l'Armée de libération nationale (ELN) au Venezuela. Bogota accuse régulièrement Caracas de prêter refuge aux guérilleros et aux narco-trafiquants colombiens.

A l'Assemblée générale de l'ONU, Ivan Duque a également appelé à agir contre le soutien de Caracas à ces groupes armés.

Nicolas Maduro, qui nie les accusations de Bogota, a rompu les relations diplomatiques avec le pays voisin en février, après que son homologue colombien eut reconnu Juan Guaido comme président par intérim