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Macron hué par des gilets jaunes sur les Champs-Élysées

mise à jourQuelques dizaines de “gilets jaunes” ont sifflé le président Emmanuel Macron alors qu’il descendait l’avenue des Champs-Elysées à bord d’un “command car” avant le traditionnel défilé militaire marquant la fête nationale française, du 14 juillet, a constaté l’AFP.

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Au moins deux petits groupes de ce mouvement de fronde contre la politique sociale et fiscale du chef de l'État ont hué Emmanuel Macron, dont ils contestent l’action depuis plusieurs mois dans la rue. Tous avaient délaissé leur traditionnelle chasuble fluo, sans doute par souci de discrétion dans un quartier quadrillé par la police, mais certains agitaient des ballons jaunes.

Un groupe d’une vingtaine de personnes chantait notamment: “Gilets jaunes! Ça va péter!” “Emmanuel Macron, on vient te chercher chez toi”, a constaté l’AFP.

La veille au soir, quelques dizaines de manifestants, dont certains portaient des “gilets jaunes”, avaient fait entendre leur voix devant l’Hôtel de Brienne, où Emmanuel Macron prononçait un discours, en visant le ministre de la Transition écologique François de Rugy, épinglé par Mediapart pour des dîners fastueux lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale.

Coopération militaire européenne

Après avoir passé en revue les troupes sur la célèbre avenue parisienne aux côtés de son chef d’état-major, M. Macron a rejoint la tribune présidentielle place de la Concorde, où l’attendaient plusieurs dirigeants européens, dont la chancelière allemande Angela Merkel, Jean-Claude Juncker ou encore Charles Michel.

C’est le troisième défilé du 14 juillet pour Emmanuel Macron depuis son élection en mai 2017. La célébration est cette année placée sous le signe de la coopération militaire européenne

Face au Brexit et au relâchement des liens transatlantiques sous l’ère Trump, M. Macron a fait de l’Europe de la défense l’un de ses thèmes de prédilection, jugeant crucial pour le Vieux continent d’accroître son autonomie stratégique, en complément de l’Otan.

“Jamais, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Europe n’a été aussi nécessaire. La construction d’une Europe de la défense, en lien avec l’Alliance atlantique dont nous fêtons les 70 ans, est pour la France une priorité” et “constitue le fil rouge de ce défilé”, souligne M. Macron.

Les neuf pays participant aux côtés de la France à l’Initiative européenne d’intervention (IEI) - née il y a un an sous l’impulsion du président Macron, avec pour objectif de développer une “culture stratégique partagée” - seront représentés au sein du défilé: Belgique, Royaume-Uni, Allemagne, Danemark, Pays-Bas, Estonie, Espagne, Portugal et Finlande.

Outre M. Michel et Mme. Merkel, leurs homologues britanniques, néerlandais et espagnol, Theresa May, Mark Rutte - accompagné par sa ministre de la Défense, Ank Bijleveld - et Pedro Sanchez sont également présents. Mais également la présidente estonienne Kersti Kaljulaid, son homologue portugais Marcelo Rebelo de Sousa, le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, et le président sortant de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Du côté britannique, le vice-Premier ministre britannique, David Lidington, représente la cheffe du gouvernement Theresa May.

Emblèmes

Le défilé à pied du 14 juillet s’ouvrira sur leurs emblèmes. Pour la Belgique, il s’agira du drapeau du 12e de Ligne - une unité d’infanterie historique désormais nommée bataillon 12e de Ligne Prince Léopold-13e de Ligne et casernée à Spa -, qui lui avait été remis en 1832 par le roi Léopold Ier peu après l’indépendance du pays. Cet emblème, qui sera accompagné par quatre militaires (un officier supérieur réserviste, un officier qui le portera, un sous-officier et un volontaire), avait déjà participé au défilé de la Victoire en 1919 à Paris et à une parade similaire à Washington.

Le défilé aérien au-dessus de Paris intégrera huit avions européens, dont un chasseur F-16 belge et un néerlandais, un appareil de transport A400M allemand et un C-130 espagnol. Parmi les hélicoptères qui clôtureront le défilé figureront deux Chinook britanniques, mais aussi des Tigre allemand et espagnol ainsi que des NH90 Caïman allemand et espagnols.

Au total, quelque 4.300 militaires, 196 véhicules, 237 chevaux, 69 avions et 39 hélicoptères seront mobilisés pour l’événement organisé sur la célèbre avenue des Champs Élysées, au cœur de la capitale française. 

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