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Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov. © ap

Moscou s'indigne du retour au "Rideau de fer"

La Russie a dénoncé mardi un retour de la politique du "Rideau de fer" après les sanctions que lui a infligées l'Occident pour son rôle dans la crise en Ukraine, alors que l'Est du pays restait sous haute tension mardi après une série de violences.

Le Journal officiel de l'UE a dévoilé mardi la liste des personnes considérées comme étant "responsables d'actions qui compromettent ou menacent l'intégrité territoriale, la souveraineté et l'indépendance de l'Ukraine", dans laquelle figurent les chefs de groupes séparatistes dans l'est de l'Ukraine.

Le chef d'état-major de l'armée russe et le patron du renseignement militaire en font partie.

Les Américains avaient déjà annoncé lundi des sanctions touchant sept responsables russes et 17 sociétés, jugés proches du président Poutine.

Le Canada de son côté a annoncé une nouvelle série de sanctions visant deux banques et neuf hauts dirigeants accusés d'être impliqués dans la crise ukrainienne.

Les Etats-Unis ressuscitent la politique occidentale du "Rideau de fer" à l'égard de la Russie, s'est indigné mardi le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov. "Cela frappe nos entreprises et nos secteurs de hautes technologies. C'est le retour du système créé en 1949, quand les pays occidentaux avaient abaissé le Rideau de fer sur les livraisons de hautes technologies à l'URSS et à d'autres pays", a-t-il déclaré.

Il est surprenant de voir Moscou reprendre l'expression "rideau de fer", utilisée pendant des décennies par les Occidentaux pour dénoncer la séparation entre l'Est et l'Ouest de l'Europe instaurée par l'URSS.

Les Occidentaux accusent Moscou de jeter de l'huile sur le feu en Ukraine et de procéder à des mouvements de troupes suspects à sa frontière occidentale. Selon l'Otan, elle aurait massé jusqu'à 40.000 troupes à la frontière ukrainienne.

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