Plein écran
Julien Odoul et Laurence Ferrari © DR

“N’avez-vous pas honte?”: Laurence Ferrari recadre l’élu qui a demandé à une femme de retirer son voile

Sur le plateau de CNews, le ton est monté entre la présentatrice Laurence Ferrari et Julien Odoul, le responsable du Rassemblement national (RN) qui avait demandé à une femme de retirer son voile.

La vidéo avait provoqué un tollé sur les réseaux sociaux. Lors du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, Julien Odoul demande à ce qu’une femme voilée présente dans le public, accompagnatrice d’un groupe d’enfants venu de Belfort assister à l’assemblée plénière, retire son voile. Quelques heures après le début de cette polémique, l’élu RN était amené à se justifier sur CNews.

“Vous dites n’importe quoi”

Et Laurence Ferrari a réservé un accueil glacial à son invité. “Regardez cette photo, un petit garçon de huit ans qui pleure dans les bras de sa maman. Est-ce que vous êtes fier de vous? N’avez-vous pas honte?”, attaque-t-elle directement avant de répéter plusieurs fois sa question. “Il n’y a pas de fierté à avoir, j’ai défendu mes valeurs, j’ai défendu la République et la laïcité. J’ai rempli mon rôle”, répond finalement l’élu.

Remontée, la présentatrice le bombarde alors de questions. “Ah oui? C’est vrai? Vous l’avez expliqué au petit garçon de huit ans? Vous l’avez rencontré?” De son côté, Julien Odoul poursuit son argumentaire. “Une photo peut vous faire dire beaucoup de choses. Cette personne porte un voile islamique noir, symbole de l’islam politique lié au salafisme. Ce n’est pas anodin, ce n’est pas un vêtement banal”, tente-t-il d’expliquer.

“Regardez cette photo”, demande Laurence Ferrari très froidement. “Vous voulez me faire pleurer? Ceux qui me font pleurer, ce sont les orphelins des 263 victimes de l’islamisme en France”, estime-t-il. “Comment pouvez-vous faire cette comparaison? Vous dites vraiment n’importe quoi”, s’emporte la journaliste. “Je ne regrette rien. Si c’était à refaire, je le referais”, conclut finalement l’élu.

Retrouvez l’intégralité du débat dans la vidéo ci-dessous (à partir de 46:45).