“Nous allons leur envoyer la police armée de lance-flammes”: ces maires italiens exaspérés par ceux qui ne respectent pas le confinement

Certains Italiens, jeunes et moins jeunes, ne semblent toujours pas avoir compris l’importance de rester confinés. Excédés par ces comportements irresponsables, quelques élus locaux ont adressé des messages vidéos pour le moins énervés à leurs administrés. Sur Twitter, une ancienne étudiante en journalisme a compilé ces allocutions parfois très violentes, a repéré L’Obs.

“J’apprends que certains voudraient organiser des fêtes pour leurs diplômes (…) Nous allons leur envoyer la police armée de lance-flammes”, n’hésite pas à lancer Vincenzo de Luca, président de la région de Campanie. Giuseppe Falcomatà, maire de la ville du sud Reggio de Calabre, s’interroge sur tous ces nouveaux amateurs de jogging. “Et maintenant tout le monde est devenu marathonien dans cette ville?”. Un autre interpelle celles et ceux qui font appel à un coiffeur à domicile.”Vous réalisez que les cercueils seront fermés? Que personne ne pourra voir vos cheveux peignés quand vous serez à l’intérieur?”

Avec 7.503 morts (+683 ces dernières 24 heures), l’Italie reste le pays le plus cruellement frappé par la pandémie. Une bonne nouvelle cependant : pour le quatrième jour consécutif, la hausse du nombre de contaminations - 7,5%, soit le plus faible taux depuis l’arrivée du virus en Italie - continuait mercredi de stagner. De quoi peut-être rasséréner ces élus locaux à bout de nerfs. De leur côté, médecins et scientifiques ont appelé mercredi  à ne pas relâcher les efforts, alors que quelque 60 millions d’Italiens vivent leur troisième semaine de confinement.

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Capture d'écran. © Twitter.
  1. Le dérapage du préfet de police de Paris: “Les patients en réanimation n’ont pas respecté le confinement”
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    Le dérapage du préfet de police de Paris: “Les patients en réanimati­on n’ont pas respecté le confine­ment”

    Ce vendredi, le préfet de police de Paris a tenu un point presse à l’aube du début des vacances de Pâques. Mais lors de son intervention, Didier Lallement a tenu des propos chocs en estimant que les personnes hospitalisées en réanimation aujourd'hui étaient celles qui n’avaient pas respecté le confinement. Quelques heures plus tard, face à la polémique, il a regretté ses propos dans un communiqué.