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Obama refuse d'intervenir contre l'exécution de Troy Davis

Le président américain Barack Obama se refuse à intervenir pour empêcher l'exécution de Troy Davis, a indiqué mercredi son porte-parole Jay Carney, faisant valoir que la procédure relevait de l'Etat de Géorgie et non du pouvoir fédéral.

"Depuis l'époque où il était membre du Sénat de l'Illinois, le président Obama s'est efforcé de défendre la vérité et l'équité dans le système judiciaire pénal", a indiqué M. Carney, alors que l'exécution de Troy Davis, prévue à 19H00 locales (23H00 GMT), a été retardée pour laisser à la Cour suprême des Etats-Unis le temps d'examiner in extremis un énième recours.
 
"Cependant, il ne relève pas du président des Etats-Unis de peser sur des affaires spécifiques comme celle-ci, qui est une procédure d'Etat fédéré", a ajouté le porte-parole.
 
Selon les chaînes de télévision CNN et MSNBC, l'Etat de Géorgie a retardé l'exécution prévue au pénitencier de Jackson pour permettre à la Cour suprême de se prononcer sur une demande de suspension déposée par les avocats de Troy Davis, qui affirment détenir de nouvelles preuves de l'innocence de leur client.
 
Présenté par ses partisans comme le prototype du Noir condamné à tort, M. Davis jouit de l'appui de personnalités comme l'ancien président américain Jimmy Carter, le pape Benoît XVI ou l'actrice Susan Sarandon et des centaines de manifestations de soutien ont eu lieu partout dans le monde. La France et la Vatican ont notamment appelé mercredi les autorités de Géorgie à la clémence. (belga)