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Palais de Justice de Seine-Saint-Denis © AFP

Onze jeunes condamnés à des peines de 3 à 11 ans de prison pour avoir violé quatre filles dans une cave

Onze jeunes ont été condamnés par la cour d'assises des mineurs de la Seine-Saint-Denis à des peines allant de 3 à 11 ans de prison pour avoir violé quatre adolescentes dans une cave, a-t-on appris vendredi auprès des avocats.

Le verdict a été rendu dans la nuit de jeudi à vendredi après trois semaines de procès à huis clos. Huit des condamnés étaient mineurs au moment des faits, les autres avaient 18 ou 19 ans. Le parquet avait requis contre eux 5 à 15 ans de prison. Quatre jeunes filles étaient parties civiles. Trois d'entre elles, identifiées au fil des investigations des enquêteurs de la Sûreté territoriale, n'avaient pas porté plainte. Leurs avocats n'ont pas souhaité commenter le verdict. 

Rappel des faits

L'affaire éclate le 15 septembre 2016 lorsqu'une adolescente de 17 ans dit avoir été violée par plus de dix garçons dans une cave. Elle décrit des agresseurs en tenue de foot. Plusieurs des jeunes condamnés étaient licenciés d'un club de foot de Noisy-le-Sec, à deux pas d'une cité abritant ce qu'ils surnommaient le "QG" (le quartier général), une cave exiguë ne contenant qu'un canapé noir. Les policiers se rendent sur un stade tout proche, où la jeune fille désigne plusieurs garçons, immédiatement arrêtés. D'autres interpellations suivront, y compris celle de son ex-petit ami qui lui avait donné rendez-vous ce jour-là.

Certains rapports consentis

Retrouvées par les policiers, deux autres adolescentes finiront par dénoncer des viols en réunion. La quatrième partie civile, alors âgée de 14 ans, dira quant à elle avoir accepté des rapports à la chaîne avec plusieurs accusés à l'été 2016, même si elle était d'abord réticente. Elle affirmera avoir tenté de s'opposer à un autre jeune homme, arrivé plus tard, le seul finalement accusé de viol à son encontre.

Langage codé

L'enquête a montré que les lycéens, via un langage codé, se prévenaient mutuellement quand une fille était ramenée dans la cave. "La parole de la victime est devenue quasi-inébranlable au point d'entraîner des décisions de culpabilité qui deviennent des vérités juridiques mais pas la vérité", a déclaré à l'AFP David-Olivier Kaminski, l'un des avocats de la défense. Son client, condamné à 9 ans de prison, ne fera pas appel, a-t-il précisé. 

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