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Piquée par un scorpion en plein travail

Caroline Emma Gallego, 26 ans, travaille au magasin de décoration Casa de Cabries, dans les Bouches-du-Rhône. En arrêt maladie au moins jusqu'au 25 novembre, cela fait maintenant plus de deux semaines que son état de santé ne cesse de s'aggraver. Obligée de se calfeutrer dans son appartement à cause d'une photosensibilité aiguë, elle a perdu la sensibilité du bras et de la cuisse gauches. Pire, le choc allergique a fait que son épiderme s'est décollé sur son bras gauche. Cette paralysie partielle -elle est aussi obligée de porter constamment des lunettes de soleil-, elle la vaut à un animal exotique d'un pays fort lointain apparu alors qu'elle était en plein travail.

Le 14 octobre dernier, alors que Caroline Emma Gallego étiquette tranquillement des mugs en provenance de Chine, un scorpion sort soudain d'un carton et la pique au poignet. Elle sent alors un "grand coup de chaleur" avant d'être prise de vomissements pendant toute la nuit.

La jeune femme se rend chez les pompiers et un centre antipoison mais rien n'y fait, la douleur persiste. Deux jours après s'être fait piquée, elle est victime d'un malaise plus grave. Elle est rapidement emmenée aux urgences de Marseille alors que son poignet enfle davantage au fil des minutes et que survient la paralysie.

"Les gens étaient sidérés par mon accident", explique la jeune femme au Parisien. "D'autres venaient me voir en rigolant, en disant que ce n'étaient pas possible." Victime de problèmes respiratoires et cardiaques, elle ne supporte plus la lumière du jour et doit régulièrement séjourner à l'hôpital.

Elle veut lancer un cri d'alarme
Aujourd'hui, la jeune femme craint pour ses collègues et les clients du magasin. L'animal n'a en effet toujours pas été retrouvé. Du côté de la direction du magasin et des ressources humaines de la chaîne, on veut éviter toute psychose et on assure qu'une entreprise spécialisée est venue pour diffuser un produit qui éliminera l'indésirable. Une enquête a également été ouverte dans le magasin et chez le fournisseur des tasses.

Cet incident fait écho à un autre cas datant de mois de mai dernier. En Charente-Maritime, un homme d'une soixantaine d'années s'était fait piquer par une araignée tropicale dissimulée dans les cageots de bananes d'un supermarché.
 
Mme Gallego a elle décidé de raconter sa mésaventure à l'inspection du travail. (mdv)