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Plus de 220 blessés dans des heurts entre manifestants et forces de l'ordre à Beyrouth

Plus de 220 personnes ont été blessées samedi à Beyrouth dans des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre, parmi les plus violents depuis le début il y a trois mois du mouvement de contestation contre une classe politique accusée de corruption et d'inertie.

La colère populaire a été exacerbée par une dégradation rapide ces dernières semaines de la situation socioéconomique et l'incapacité des autorités à former un gouvernement qui réponde aux attentes des protestataires, plus de deux mois après la démission du Premier ministre Rafic Hariri.

En fin de soirée, les manifestants ont été dispersés par les forces de l'ordre qui ont arrêté plusieurs d'entre eux, selon les médias locaux. 

Les violences ont commencé devant l'une des principales entrées du Parlement, au cœur de Beyrouth, lorsque des contestataires s'en sont pris aux membres de la police anti-émeute, stationnés derrière des barricades et des barbelés.

Les manifestants, certains au visage masqué, leur ont lancé des pierres, des poteaux de signalisation et des branches d'arbres. Quelques-uns ont tenté de franchir les barbelés.

Plus de 80 personnes transportées vers les hôpitaux

La police anti-émeute a dispersé la foule au moyen de canons à eau avant de recourir à des tirs de gaz lacrymogène.

De part et d'autre de l'artère menant à l'entrée du Parlement, des vitres de panneaux publicitaires ont été brisés, selon un photographe de l'AFP, qui a fait état de cas d'évanouissement parmi la foule sous l'effet des tirs de gaz lacrymogène. 

"Plus de 80 personnes ont été transportées vers les hôpitaux (...) tandis que plus de 140 autres ont été soignées sur place", a indiqué à l'AFP un porte-parole de la Croix-rouge, précisant que les blessés étaient des protestataires et des membres des forces de l'ordre.

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