Plus de 80 personnes contaminées à bord d’un paquebot australien au large de l'Uruguay

Au moins 80 passagers et membres d'équipage d'un paquebot australien, ancré depuis plusieurs jours au large de Montevideo, sont contaminés au Covid-19, selon les résultats de tests effectués par les autorités sanitaires locales rendus publics lundi.

Un passager du Greg Mortimer est embarqué par les ambulanciers uruguayens
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Un passager du Greg Mortimer est embarqué par les ambulanciers uruguayens © AFP

Le Greg Mortimer, battant pavillon des îles Bahamas et transportant quelque 200 passagers et membres d'équipage, est bloqué à une vingtaine de kilomètres au large du port de la capitale uruguayenne depuis plus d'une semaine. Les autorités uruguayennes, qui ont fermé leurs frontières en raison de la pandémie de Covid-19, ont refusé au navire le droit d'accoster.

81 personnes contaminées

Selon la compagnie australienne de croisières Aurora Expeditions, propriétaire du navire, des tests au Covid-19 ont été menés dimanche à bord par les autorités sanitaires locales. Dans l'immédiat, "81 passagers et membres d'équipages ont été testés positifs" et "90 résultats d'analyses sont toujours en attente". Les résultats devraient être connus dans les "12 à 24 heures", indique l'entreprise dans un communiqué. Par ailleurs, "45 passagers et membres d'équipages ont été testés négatifs", selon la même source.

Six personnes hospitalisées

Le ministère uruguayen de la Santé avait auparavant annoncé “qu‘au moins 60 passagers" parmi les quelque 200 personnes se trouvant à bord, étaient infectées. Six personnes "au pronostic vital engagé" ont été autorisées à débarquer et ont été hospitalisées. Selon la presse locale, il s'agit de trois Australiens, deux Philippins et une Britannique. Le reste de l'équipage et des passagers, en majorité des Australiens, Néo-zélandais et Britanniques, sont confinés à bord du navire, selon le ministère uruguayen de la Santé. 

“Corridor humanitaire”

"Il y a un pourcentage relativement élevé de personnes infectées, mais seulement six ont nécessité un transfert dans des hôpitaux de Montevideo car leur vie était en danger", a déclaré dimanche soir le ministre uruguayen des Affaires étrangères, Ernesto Talvi, à la télévision locale Canal 10. Pour le reste des personnes restées à bord et "qui ne sont pas porteuses du coronavirus, sont asymptomatiques ou avec des symptômes légers", le gouvernement étudie la possibilité de mettre en place un "corridor humanitaire" leur permettant de rejoindre un avion à destination de l'Australie, a-t-il poursuivi. "Nous sommes en lien avec le gouvernement australien pour tenter de faire en sorte que ce vol puisse avoir lieu le plus rapidement possible", a précisé M. Talvi.

Une vingtaine de médecins dépêches à bord

Dimanche, une vingtaine de médecins et techniciens de laboratoire ont été dépêchés à bord du navire pour effectuer les tests et porter assistance aux malades. Selon le Dr Sebastian Yancev, un des médecins envoyés à bord, le taux élevé de contamination pourrait avoir été provoqué par les premières mesures prises à bord du navire, notamment le placement à l'isolement de groupes de personnes, parmi lesquelles certaines pouvaient être asymptomatiques. "Quand nous avons ouvert les portes des cabines, notre première surprise a été de trouver des gens qui étaient négatifs avec des patients qui se sont révélés finalement positifs", a déclaré le médecin à la chaîne locale 4.

Une première contamination à Ushuaïa

Selon lui, la première contamination a pu avoir lieu à Ushuaïa, port touristique de l'extrême Sud de l'Argentine, d'où le navire a appareillé le 15 mars, pour une croisière dans l'Antarctique et sur l'île britannique de Géorgie du Sud. "L'équipage a fait une pause à Ushuaïa. Eux-mêmes pensent que la (contagion) a pu avoir lieu à ce moment-là, car à Ushuaia, il y a beaucoup de transferts de passagers de nombreuses nationalités sur différents navires", a-t-il ajouté.

Suivi à distance

Selon le ministère de la Santé, le suivi des personnes restées à bord se fera à distance. "Chaque patient a sur son téléphone portable le numéro de téléphone à appeler" en cas d'urgence, a expliqué à la presse Karina Rando, médecin qui fait partie de l'équipe de coordination du ministère. "Il y a beaucoup de patients de plus de 70 ans, certains d'entre eux ont d'autres maladies, cardiaques et pulmonaires. Ces patients pourraient décompenser demain, même s'ils vont bien aujourd'hui", a-t-elle ajouté.

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