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Alors que plus de 300 Shinkansen, nom attribué au TGV locaux, circulent quotidiennement entre Tokyo et Osaka, le retard moyen annuel n'excède pas 30 secondes. © epa

Pourquoi les trains ne sont jamais en retard au Japon

VideoDes trains (quasiment) toujours à l'heure, une douce illusion? Une réalité au Japon où la ponctualité des trains flirte avec les 100%.

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"Le pays où les trains ne sont jamais en retard", ce qui pourrait s'apparenter chez nous au titre d'un roman de science-fiction s'érige comme un simple constat au Japon.

Alors que plus de 300 Shinkansen, nom attribué au TGV locaux, circulent quotidiennement entre Tokyo et Osaka, le retard moyen annuel n'excède pas 30 secondes. Et que les mauvaises élèves européens ne se retranchent pas derrière l'afflux de voyageurs pour légitimer leur moindre efficacité. Cinq gares de Tokyo voient défiler chaque jour près de deux millions de voyageurs. Comment font les Japonais pour atteindre un tel niveau de ponctualité ?

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Une question de culture

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Au Japon, le retard est perçu comme un important manque de savoir-vivre. Les règles instaurées par le ministère des Transports sont très strictes. Une notification est obligatoire dès qu'un retard atteint au moins trois minutes. Dès la cinquième minute, des excuses et justificatifs  sont présentés aux voyageurs.  Des rapports détaillés sont requis en cas de retards "de grande ampleur", supérieurs à 30 minutes, un cas rarissime, précise Le Point.

Récemment, une compagnie s'est confondue en excuses en raison d'un train parti avec 20 secondes... d'avance.

Des compagnies privées

En 1987, Japan Rail a connu une importante métamorphose, la compagnie nationale a donné naissance à plusieurs compagnies privées.

La rivalité et l'absence de monopole ont permis de placer le système ferroviaire nippon sur les rails de l'excellence.

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Des moyens colossaux

Les moyens matériels et humains déployés au Japon n'ont rien de comparables avec ceux observés par ici. Des agents de quais ont pour mission de diriger l'embarquement et la descente des navetteurs. L'organisation est rôdée. Les changements de voies s'avèrent quasi inexistants, idem concernant les grèves.

Sur le plan de l'infrastructure, les rails sont régulièrement changés et entretenus. Conçu pour répondre aux éventuels séismes, le matériel roulant se montre particulièrement solide. Dès qu'un graffiti apparait sur une locomotive, celle-ci est mise au ban afin d'être immédiatement nettoyée.

Un service optimal qui a un coût pour le voyageur, 200 euros pour rejoindre Tokyo à Osaka. Les trajets plus courts sont eux aussi assez onéreux.