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Vladimir Poutine © photo_news

Poutine défend les mercenaires russes, qui ont "le droit de travailler"

Le président russe Vladimir Poutine a estimé jeudi que les sociétés militaires privées russes, notamment le groupe Wagner qui a fait parler de lui en Syrie et en Afrique, ont "le droit de travailler" tant qu'ils respectent la loi.

"En ce qui concerne leur présence quelque part à l'étranger, je répète que s'ils n'enfreignent pas la loi russe, alors ils ont le droit de travailler et de défendre leurs intérêts commerciaux aux quatre coins du monde", a affirmé M. Poutine lors de sa conférence de presse annuelle.

Les milices privées interdites
La loi russe interdit pourtant les sociétés militaires privées, laissant les mercenaires de ce pays évoluer dans une zone grise. Des groupes militaires privés russes ont été soupçonnés ces derniers mois d'être présents dans plusieurs zones de conflit à travers le monde, de l'est de l'Ukraine à la Syrie en passant par la Centrafrique.

Le groupe Wagner
Parmi eux, le plus connu est le groupe Wagner, suspecté d'appartenir à un homme d'affaires proche du Kremlin, Evguéni Prigojine. En juillet dernier, trois journalistes russes enquêtant sur la présence de Wagner en Centrafrique ont été assassinés dans des circonstances troubles.

Interrogé sur ce sujet par un journaliste du quotidien d'opposition Novaïa Gazeta, M. Poutine a estimé jeudi que si "le groupe Wagner enfreint quelque chose, c'est au procureur général (russe) d'en juger".

Progojine
Evguéni Prigojine est également suspecté de détenir l'Internet Research Agency (IRA), une société considérée par la justice américaine comme une ferme à "trolls" payée par le Kremlin pour mener des campagnes de propagande sur internet.

M. Prigojine est par ailleurs surnommé "le cuisinier de Poutine". Proche du président russe, cet homme d'affaires de Saint-Pétersbourg a fait fortune dans la restauration et a conclu de nombreux contrats avec l'armée.