Vladimir Poutin
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Vladimir Poutin © AFP

Poutine: “On n’est pas en Belgique ici, on ne peut rester un an sans gouvernement”

Le président russe Vladimir Poutine y allé d'une petite remarque à l’égard de la Belgique alors qu’il était interrogé sur le remaniement drastique de son gouvernement le mois dernier.

Dans la première session de questions-réponses d'une longue série donnée à l’agence de presse étatique Tass, le président russe Vladimir Poutine a dédramatisé la manière inopinée voire abrupte dont il a révisé son gouvernement en raillant l’absence de gouvernement fédéral en Belgique: “La Russie n’est pas la Belgique, où on reste plus d'un an sans gouvernement”, a-t-il ironisé.

“Nous n’avons aucun secret l’un pour l’autre”

Il y a quelques semaines, le gouvernement de Dmitri Medvedev avait été balayé d'une manière jugée trop inattendue par l'opinion publique. Un caractère impromptu fermement démenti par le président russe, qui affirme qu’il n'y a rien eu de spontané dans cette action musclée. “Ce n’était ni inhabituel ni inattendu”, s’est-il défendu en affirmant que la sortie de Medvedev était convenue au préalable avec lui.

“Nous avions une relation ouverte, collégiale et amicale depuis des années”, a décrit Vladimir Poutine. “Nous n’avons aucun secret l'un pour l’autre”, a-t-il ajouté, sans préciser quand et pour quelle raison il avait décidé de son désaveu. Ce remaniement avait selon lui pour objectif d’éviter le chaos dans le pays. “On ne peut pas déconner avec ça, la Russie n’est pas la Belgique. Elle ne peut pas rester un an sans gouvernement", a-t-il comparé.

Garder la mainmise

Vladimir avait, dans la foulée de la démission de Medvedev, nommé le patron du fisc, Mikhaïl Michoustine, comme nouveau chef du gouvernement. Inconnu au bataillon à l’étranger, il a promis aux Russes de “réels changements” devant le parlement la semaine dernière, notamment une hausse du niveau de vie, alors que la popularité de son prédécesseur avait justement plongé face aux difficultés économiques rencontrées par les Russes.

Le changement de gouvernement et les révisions constitutionnelles menées au pas de course ont relancé les conjectures sur l’avenir politique de Vladimir Poutine, 67 ans. Les amendements à la loi fondamentale prévoient entre autres un poids accru du Parlement dans la nomination du Premier ministre, et musclent le rôle du Conseil d'État, un organe aujourd’hui consultatif. Pour beaucoup d’analystes, Vladimir Poutine organise surtout l’après 2024, en se laissant le maximum de portes ouvertes pour préserver son influence dans le pays qu’il pilote depuis 20 ans.

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