Silvio Berlusconi.
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Silvio Berlusconi. © REUTERS

Quatre ans de prison requis contre Berlusconi pour subornation de témoin

Le parquet de Sienne, en Toscane, a requis jeudi quatre ans et deux mois de prison contre l'ex-chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi accusé de subornation de témoin, rapportent les médias.

Ce procès, appelé Ruby-ter, est un énième volet du scandale "Rubygate" et des fameuses soirées "bunga-bunga" que Silvio Berlusconi, 83 ans, organisait avec des prostituées dans sa luxueuse villa des environs de Milan (nord).

En vertu de la loi italienne, le tribunal de la ville où a été effectué le premier versement visant à acheter un témoignage favorable devient celui chargé de juger l'affaire, dans ce cas concret celui de Sienne, mais M. Berlusconi est poursuivi pour des faits similaires également à Milan, Rome ou Turin.

Dans le cas de Sienne, il est accusé d'avoir payé un pianiste de cette ville, Danilo Mariani, pour que ce dernier livre un faux témoignage concernant les soirées "bunga-bunga" auxquelles il participait en tant que musicien. Le parquet a requis quatre ans et six mois contre M. Mariani.

Acquitté en mars 2015 dans le premier procès Ruby

Le premier procès Ruby, plus connu comme "Rubygate", du nom de la jeune Marocaine Karima El-Mahroug, dite Ruby, et des soirées "bunga-bunga", a valu à M. Berlusconi une condamnation en première instance, en juin 2013, à sept ans de prison pour prostitution de mineure et abus de pouvoir.

Le magnat des médias a cependant été définitivement acquitté en mars 2015 par la Cour de cassation dans ce volet. Le procès Ruby-bis concerne deux proches de Silvio Berlusconi accusés de lui avoir fourni de jeunes prostituées pour ses soirées, condamnés en appel à 4 ans et 7 mois de prison pour l'un et à 2 ans et 10 mois pour l'autre.

Le procès Ruby-ter porte d'une manière générale sur les versements effectués par Silvio Berlusconi à diverses personnes, jeunes femmes et musiciens ayant participé à ses soirées, en échange de leur silence.

Selon le parquet, la "bienveillance" de ces jeunes femmes a coûté à Silvio Berlusconi dix millions d'euros entre 2011 et 2015, dont sept millions pour la seule Ruby, mineure lorsqu'elle a participé aux fameuses soirées: argent liquide, cadeaux, voitures, mise à disposition de logements, paiement de factures et de frais médicaux.