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Illustration. © afp

Quatre morts à un passage à niveau en France: la barrière était “enfoncée”

“La barrière” du passage à niveau d’Avenay-Val-d’Or (Marne), où une collision entre un TER et une voiture a causé la mort lundi matin d’une femme et de trois enfants, était “enfoncée” et “le véhicule était engagé” sur les voies, a déclaré le procureur de la République de Reims.

“Aucun élément ne permet de savoir à cette heure pour quel motif le véhicule s’était engagé alors que les signaux et le système de barriérage semblaient inviter à ne pas franchir le passage à niveau à l’approche d’un train”, a déclaré Matthieu Bourrette lors d’une conférence de presse.

M. Bourrette a indiqué que les quatre passagers de la voiture étaient morts “sur le coup” lors de la collision, peu avant 10H00, avec le TER reliant Epernay à Reims. Le conducteur du TER, à “l’alcoolémie négative” et qui roulait à “118 km/heure” sur une portion “a priori limitée à 120 km/h”, n’a pu éviter le véhicule et le train a poursuivi sa route, malgré la procédure de “freinage d’urgence” qu’il a enclenchée, “400 mètres au-delà du point d’impact”.

Outre la conductrice, une assistante maternelle “née en 1982", sont également décédés une enfant de “presque 11 ans” -”selon toute vraisemblance sa propre fille”- une fillette “de trois ans” et un autre enfant âgé “d’un an”, “a priori sans aucun lien de parenté”.

“Un point à vérifier”

Les corps de la mère et de sa fille n’ont pu être “désincarcérées” qu’en fin d’après-midi. Les deux plus jeunes victimes ont quant à elles été “éjectées” et “nous ne pourrons avoir la certitude des identités que par le biais de reconnaissance ADN”, a précisé le procureur de Reims, qui a rappelé avoir ouvert “une enquête pour homicides involontaires contre X”.

Le passage à niveau d’Avenay-Val-d’Or, village champenois de 1.000 habitants, comportait “un signal sonore”, “entendu par des personnes” travaillant non loin de l’accident, “un signal lumineux”, “en position continue” à l’arrivée des enquêteurs, ainsi qu’un système de barriérage, avec deux demi-barrières “en matériau souple”, a-t-il ajouté.

Devant la presse, Matthieu Bourrette a également évoqué “un point à vérifier”, en soulignant le fait qu’il employait “le conditionnel”: “il a été porté à la connaissance des enquêteurs que, la veille des faits, une personne qui avait pu franchir le passage à niveau en sens inverse de celui de la conductrice de ce jour, barrières levées, aurait vu la deuxième barrière pour elle -donc la première barrière pour la conductrice de ce jour- s’abaisser de manière intempestive”.